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L'affiche de l'édition 2023 du festival Jazz à Vienne a été dessinée par Pénélope Bagieu - Jazz à Vienne

Jazz à Vienne 2023 : Les 1ers noms dévoilés !

La 42e édition du festival Jazz à Vienne est lancée ! Le rendez-vous est donné l’été prochain, du 28 juin au 13 juillet.

Voici donc les premiers noms de la programmation Jazz à Vienne 2023 :

3 JUILLET : Marcus Miller + guests // Ezra Collective
8 JUILLET : MEUTE // Electro Deluxe + guests
10 JUILLET : Joe Bonamassa // Joe Louis Walker
11 JUILLET : Norah Jones // Mavis Staples
12 JUILLET : Pat Metheny // Sixun

Sans oublier le spectacle jeune public, qui se déroulera les 26 et 27 juin avec Marion Rampal.

Depuis 2018, le festival Jazz à Vienne et le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, s’associent pour proposer chaque année le visuel de l’affiche Jazz à Vienne. Après le dessinateur Brüno qui a proposé une affiche 2018 très épurée, Jacques de Loustal nous a ensuite emmené en voyage dans son univers très personnel en résonance avec la thématique caribéenne de la programmation de 2019. Pour la 40e édition anniversaire,
Juanjo Guarnido a proposé un voyage en fanfare, quelque part entre les jardins de Cybèle et la Nouvelle Orléans. En 2022, Audrey Spiry a imaginé un visuel autour des vibrations et de tout ce qui résonne, avec une cymbale comme objet central de l’affiche. Pour cette 42e édition, c’est Pénélope Bagieu qui se prête au jeu !

Pénélope Bagieu (c)Eusebio Simone

/ PÉNÉLOPE BAGIEU


Pénélope Bagieu crée en 2007 « Ma vie est tout à fait fascinante », un blog dessiné où elle expose la vie quotidienne d’une jeune Parisienne avec un humour et une grâce qui font mouche. Le succès se prolonge rapidement en librairie. Elle imagine les aventures de Joséphine, dessine pour la presse et la publicité. Elle signe un premier long récit avec Cadavre exquis, en 2010, puis une première biographie avec California Dreamin’ (Harvey Award 2018). En 2016, la dimension féministe de son travail prend une nouvelle ampleur avec la publication de portraits de femmes sous le titre Culottées. Le succès est retentissant. Traduits en vingt langues et couronnés d’un Eisner Award en 2019, les deux volumes de Culottées sont aussi adaptés en version animée par France TV. En 2020, l’autrice s’adresse aux enfants en revisitant avec brio le roman de Roald Dahl Sacrées Sorcières.

BIBLIOGRAPHIE


/ Culottées – Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent, 2016 / 2017, Éditions Gallimard
/ California Dreamin’, 2015, Éditions Gallimard
/ Stars of the Stars, 2013, Éditions Gallimard
/La Page Blanche, 2012, Éditions Delcourt/Mirages
/ Cadavre exquis, 2010, Éditions Gallimard
/Joséphine, 2008 / 2009 / 2010, J.C. Gawsewitch Éditeur

L'affiche de l'édition 2023 du festival Jazz à Vienne a été dessinée par Pénélope Bagieu - Jazz à Vienne
L’affiche de l’édition 2023 du festival Jazz à Vienne a été dessinée par Pénélope Bagieu – Jazz à Vienne

/ L’AFFICHE 2022

«Jusqu’à il y a peu, j’étais intimidée par le jazz car je pensais à tort que c’était une musique de connaisseurs. J’ai changé d’avis en découvrant les concerts dessinés et en partageant notamment la scène avec China Moses en 2017. Je connaissais alors déjà Jazz à Vienne de par son lien fort avec le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême. Il y a deux ans, j’ai mis un pied au festival en participant à l’exposition 40 Bulles de Jazz pour laquelle j’ai présenté une femme piano que je m’étais régalée à faire ! Cette année, j’ai l’honneur de réaliser l’affiche de l’édition 2023 de Jazz à Vienne. Pour ce visuel, j’ai eu envie de proposer une femme-orchestre. J’avais envie de travailler sur des instruments et ce qu’ils m’inspirent comme éléments de vêtement ou de costume. Je suis partie sur ce disque vinyle comme grosse masse de cheveux et un piano pour faire un collier tout en gardant un aspect très crayonné et très charbonneux. »

Pénélope Bagieu

LUN 26 JUIN & MAR 27 JUIN

SPECTACLE JEUNE PUBLIC, 9H45

8 000 enfants
65 écoles de Vienne Condrieu Agglomération et du Pôle Métropolitain
1 classe de CM2 sur scène

Avec le soutien de :

  • la Ville de Vienne
  • Vienne Condrieu Agglomération
  • la Direction des Services départementaux de l’Éducation nationale de l’Isère
  • la Délégation Académique aux Arts et à la Culture de Grenoble.

MARION RAMPAL

Chaque été, Jazz à Vienne ouvre le festival avec un spectacle à destination des enfants du Pôle métropolitain.
Ce sont 8 000 enfants des classes primaires qui envahissent chaque année les gradins du Théâtre Antique pour un moment riche en émotions et en musique. Depuis l’été 2021, deux dates de cette création sont proposées, permettant d’ouvrir le spectacle jeune public à des classes du Pôle métropolitain.
Révélée au sein de la compagnie « Nine Spirits » du saxophoniste Raphaël Imbert dès le tournant des années 2000 mais aussi adoubée par le grand Archie Shepp, amoureux de sa voix chaude, sensuelle, profonde, délicatement articulée même au comble de l’expressionnisme — la chanteuse Marion Rampal a su imposer au fil des années un univers personnel parfaitement original, aussi précieux qu’éclectique.
Explorant aussi bien le blues ou le zydeco louisianais que le répertoire des cabarets berlinois des années 30, les mélodies françaises du début du 20e siècle que le folk-rock contemporain, Marion Rampal n’aime rien tant qu’aller sonder à leurs sources les différents genres de musique qu’elle affectionne afin de les faire entrer en résonance. C’est précisément cette “poétique de la relation” chère au poète martiniquais Édouard Glissant, qu’invitée à relever le défi de la création jeune public que Jazz à Vienne offre chaque année en ouverture aux enfants de la région, Marion Rampal a eu l’idée de mettre au cœur de son propos avec ce nouveau programme articulant avec finesse le répertoire de son dernier album en date Tissé avec la trame de son spectacle pour enfant L’île aux chants mêlés. S’embarquant dans une sorte de voyage imaginaire et musicologique dans un monde “en chanté” où tous les genres, toutes les traditions, toutes les époques s’entremêlent et se métamorphosent en hybridations toujours renouvelées, Marion Rampal et ses compagnons offrent là à entendre concrètement la poésie en acte de la créolisation, plus que jamais au cœur de notre monde globalisé.

LUN 03 JUIL

MARCUS MILLER + GUESTS

On n’avait pas vu l’homme au chapeau et à la basse électrique magique sur la scène du Théâtre Antique depuis plusieurs années, et c’est un bonheur immense que de revoir ce “jazzfunk preacher” sur qui le temps ne semble pas avoir prise : à 63 ans, Marcus Miller joue avec a même énergie, la même gourmandise et la même générosité qu’aux premiers jours, quand il accompagnait un certain Miles Davis, dont il est aujourd’hui le disciple le plus inventif et le plus charismatique.
Depuis quelques années, ce natif de Brooklyn joue avec des jeunes musiciens qui, pour la plupart, n’étaient pas nés quand Tutu, ce chef d’œuvre qu’il avait composé et produit pour Miles en 1986, fit son apparition sur les facings des disquaires. C’est dire à quel point Marcus
Miller prend son rôle de passeur très au sérieux, conscient que la musique instrumentale placée sous le signe de sa double culture, jazz et R&B, a encore de beaux jours devant elle si les grands anciens dont il fait désormais partie savent la transmettre aux générations futures.
En 2018, Laid Black, son dernier album en date, prouvait qu’il avait toujours la science du groove et le génie mélodique chevillé au corps. Il partagera tous ces trésors d’invention sur scène, accompagné des nouveaux visages du jazz. Grands moments à prévoir.

EZRA COLLECTIVE

Dès ses débuts dans les années 2010, le quintette londonien s’est imposé comme l’une des formations phares de la nouvelle génération du jazz britannique qui captive le monde entier depuis un peu plus de cinq ans. Il faut dire qu’il y a dans cette sonorité bien à eux, dansante et sophistiquée, quelque chose d’universel qui a permis au groupe de toucher tant les fanas de jazz à l’affût d’une nouvelle avant-garde que les amoureux d’afrobeat, de hip-hop ou de dub. Depuis la sortie d’un EP en 2017 puis de leur premier album, You Can’t Steal My Joy, deux ans plus tard, les membres du groupe n’ont cessé d’enregistrer tout en prenant le temps de développer leurs propres projets, en solo ou après des vedettes de la pop ou du jazz britannique comme Nubya Garcia, Jorja Smith ou Gorillaz, prélude à la sortie cet automne d’un nouvel album très attendu, Where I’m Meant To Be. Plus festif que jamais, sans rien renier de leurs influences qui vont de Max Roach à Fela Kuti et de Duke Ellington à Robert Glasper, ce disque marque le retour d’un groupe dont la scène est le moyen d’expression privilégié.

SAM 08 JUIL

MEUTE

Même si le nom de cette formation ne l’indique pas, c’est de Hambourg en Allemagne que viennent les onze musiciens de MEUTE, rassemblés depuis 2015 sous l’égide du trompettiste Thomas Burhorn par une idée simple mais ô combien brillante et efficace : réunir les mondes aussi différents que complémentaires de la fanfare et des musiques électroniques, entre révolution et retour aux sources.
Un “techno marching band” qui conjugue le potentiel fédérateur de musiques dont le pouvoir sur les foules ne s’est jamais démenti, et dont témoigne l’abondance de tournées qui les ont vues faire le tour de monde et se faire inviter dans toutes sortes de festivals. Ici, pas de machine, de boucle ni de sample (même si on jurerait parfois les entendre), mais bien des instruments acoustiques joués live sur un répertoire de compositions originales, ouvertes à tous types d’influences, ou empruntées aux figures de l’electro du monde entier, du Français Laurent Garnier à leurs compatriotes Deadmau5 ou Henrik Schwarz.
Après une pause forcée en 2020, dont ils ont profité pour s’atteler à l’écriture d’un vaste catalogue de nouveaux morceaux, les musiciens sont remontés à bloc et auront à cœur de faire du Théâtre Antique le plus grand dancefloor de France !

ELECTRO DELUXE + GUESTS : CYNTHIA ABRAHAM, TANYA MICHELLE, INDY EKA

On pourrait sans doute écrire des pages entières sur Electro Deluxe, tant ce groupe français a traversé d’époques et de styles depuis sa formation, au début des années 2000. Ils commencent d’abord en quintette, à la géométrie variable car toujours ouvert aux invités, prouvant dès leurs premiers disques leur talent pour marier des mélodies post bebop sinueuses avec le scratch des platines, non sans laisser une grande place au chant en invitant régulièrement des vocalistes de tous horizons, du chanteur Ben L’Oncle Soul au rappeur HKB Finn.
Depuis 2010, c’est aux côtés de James Copley, showman inoubliable, au chant explosif et habité, qu’Electro Deluxe continue l’aventure, leur sonorité évoluant vers un jazz-soul lumineux et coloré, au fil de longues tournées qui témoignent d’une popularité sans cesse croissante. Rien de plus naturel, donc, à ce qu’ils soient rejoints pour ce concert par trois chanteuses essentielles de la nouvelle génération : la Canadienne Tanya Michelle, et les Françaises Indy Eka et Cynthia Abraham, pour revisiter ensemble le répertoire du dernier album d’Electro Deluxe, Apollo. Propulsées par un orchestre à l’énergie débordante, toutes ces voix promettent un grand moment de musique live.

LUN 10 JUIL

JOE BONAMASSA

Eric Clapton, Rory Gallagher, Peter Green, Paul Kossoff, Jimmy Page, Gary Moore… On l’aura compris, ces maîtres de la six-cordes venus d’Angleterre et d’Irlande forment le Panthéon personnel de Joe Bonamassa, qui n’a jamais caché son admiration sans borne pour ces virtuoses qui, comme lui, ont toujours su cultiver une certaine sophistication dans leur approche du blues. Ce qui ne l’empêche pas de vénérer B.B. King, dont il a fait la première partie en 1989 alors qu’il était seulement âgé de… 12 ans !
C’est peu dire que l’ex-enfant prodige Joe Bonamassa est un guitariste hors norme, soliste d’exception, bien sûr, mais aussi auteur compositeur extrêmement prolifique : plus d’une vingtaine d’albums sous son nom depuis l’inaugural A New Day Yesterday en 2000, sans compter ses collaborations avec la chanteuse Beth Hart et le super group Black Country Communion ! Un rythme digne des glorieuses seventies, âge de ce blues-rock désormais vintage auquel il a redonné ses lettres de noblesse en y ajoutant une touche à la fois personnelle et contemporaine.
En témoigne son dernier album, l’époustouflant, kaléidoscopique et somptueusement produit Time Clocks, modèle d’ouverture musicale, riche d’influences nourricières, entre hard-rock à la Led Zeppelin, soul orientalisante et, bien sûr, blues 2.0.

JOE LOUIS WALKER

Né à San Francisco le jour de Noël 1949, initié très jeune au blues matriciel du Delta mais aussi à la tradition moderniste de Chicago ainsi qu’au Gospel, au rhythm’n’blues et à la soul — le chanteur et guitariste Joe Louis Walker s’est non seulement affirmé aux yeux du monde comme un remarquable représentant de ces fameuses douze mesures canoniques, mais au-delà comme l’inventeur d’une musique à la fois moderne, lyrique et syncrétique, transgressant les frontières stylistiques instituées pour mieux célébrer l’âme éternelle de la musique noire.
Reconnu au même titre que Robert Cray comme l’un des grands promoteurs du “blues contemporain”, ce courant réformateur qui au début des années 80 offrit une nouvelle jeunesse à ses formes ancestrales en en bouleversant les codes, Joe Louis Walker, dans sa façon décomplexée de s’engager résolument dans les plus folles hybridations stylistiques, va rapidement imposer sa voix alternative, faisant de sa musique métissée et œcuménique le plus magnifique exemple d’une tradition renouvelée. C’est d’ailleurs avec un nouvel album, intitulé The Weight of the World, que Joe Louis Walker signe son grand retour en 2023. Son style vibrant, de l’âme et du corps indissociablement liés, tout à la fois exalté et incandescent, plein de ferveur, de spiritualité et de sensualité mêlées, sonne sans discussion comme une nouvelle preuve de l’extraordinaire capacité de renouvellement des formes les plus ancestrales et populaires de la musique noire aux États-Unis.

MAR 11 JUIL

NORAH JONES

C’est l’une de ces histoires dont la grande aventure du jazz n’en a connu que quelques-unes, celle d’une jeune chanteuse, auteure et compositrice qui est passée de l’anonymat à la gloire à seulement 23 ans, en publiant l’un des albums les plus populaires du XXIème siècle, Come Away With Me, et devenant l’une des figures du légendaire label de jazz Blue Note.
Mais si elle est profondément influencée par le répertoire des standards comme par les grandes chanteuses qui les ont revivifiés, de Billie Holiday à Cassandra Wilson, l’univers de Norah Jones dépasse largement le jazz et la suite de son parcours lui a donné l’occasion de montrer combien elle aime aussi la country, la pop et la folk, dans sa propre musique comme au fil de collaborations avec des artistes aussi divers que Willie Nelson, Herbie Hancock, Q-Tip, les Foo Fighters ou le Dirty Dozen Brass Band. Depuis sa dernière venue à Jazz à Vienne, en 2010, la chanteuse a continué d’enrichir sa discographie et son dernier album, Pick Me Up Off The Floor, est l’un des sommets de sa carrière. Son concert, entre morceaux cultes et pépites à (re)découvrir, s’annonce comme un évènement.

MAVIS STAPLES

À l’instar d’une Aretha Franklin, la chanteuse Mavis Staples restera à jamais dans l’histoire de la musique afro-américaine comme l’une des artistes qui, à partir du tournant des années 60 et sous l’impulsion de son engagement auprès de Martin Luther King dans la lutte pour les droits civiques, contribua à réunifier dans un même geste libérateur l’héritage spirituel de la tradition du Gospel avec les formes modernistes et profanes du Rhythm’n’Blues et de la Soul.
Multipliant au fil des années les collaborations inspirées avec les plus grands noms du jazz, de la pop et du funk (de Bob Dylan à Prince en passant par Ray Charles, Lucky Peterson, John Scofield — mais aussi plus récemment Arcade Fire, Gorillaz, David Byrne ou encore Norah Jones) Mavis Staples, avec sa voix chaude, profonde, vibrante, la ferveur incandescente de son phrasé et sa passion intacte pour le chant et la scène, incarne comme nulle autre chanteuse aujourd’hui cet équilibre miraculeux entre le corps et l’esprit, l’exaltation et le recueillement, l’affirmation identitaire et la communion universaliste, qui est le propre de l’âme afro-américaine. Sa musique, à la fois intemporelle par son ancrage toujours réaffirmé dans le riche terreau du Gospel et comme constamment renouvelée dans ses formes et ses énergies par sa façon unique d’accueillir le monde dans ses métamorphoses, est de celles qui en ce début de millénaire offre encore un peu d’espoir dans le pouvoir de l’art de changer la vie.

MER 12 JUIL

PAT METHENY

S’il y a bien quelque chose de fascinant chez Pat Metheny, c’est son extraordinaire faculté à constamment évoluer, quel que soit le contexte dans lequel il évolue. Cela fait plus de quarantecinq ans que son odyssée phonographique a commencé, en trio, en 1975, avec le batteur Bob Moses et le génial Jaco Pastorius à la basse électrique. Depuis, ce virtuose et novateur de 68 ans qui a influencé un nombre incalculable de musiciens – pas seulement des guitaristes… – et travaillé avec les plus grands (d’Ornette Coleman à David Bowie en passant par Michael Brecker, John Zorn, Abbey Lincoln, Meshell Ndegeocello et Steve Reich) ne s’est jamais répété, guidé par sa curiosité insatiable et son respect naturel pour toutes les (bonnes) musiques. Side-Eye NYC, son dernier album en date, ne sonne pas comme l’œuvre d’un sénateur du jazz en semi-retraite, mais comme l’enregistrement live d’un trio dont la fraîcheur d’inspiration laisse pantois d’admiration. Pat Metheny y relie son passé glorieux et son avenir radieux en réinventant la composition sublime qui avait donné son nom à son premier album, Bright Size Life. Une guitare, des claviers, une batterie : voilà un trio qui sonne comme un grand orchestre futuriste, emmené par l’un des plus grands jazzmen de l’Histoire, décidément toujours à la pointe de la modernité. Respect.

SIXUN

Généralement, les groupes qui se reforment, ça ne marche jamais. Mais il faut bien des exceptions pour confirmer la règle : Sixun en est une, et pas des moindres !
Quinze ans après ce qu’on croyait être à tort leur ultime opus studio, Palabre, les Six qui ne font qu’un viennent de nous offrir un cadeau, Unixsity, enregistré par les membres historiques d’un groupe décidément toujours d’actualité : Alain Debiossat le saxophoniste, Louis Wingberg le guitariste, Jean-Pierre Como le claviériste, Michel Alibo le bassiste, Paco Séry le batteur et Stéphane Edouard le percussionniste. Unixsity est un disque radieux et chantant, énergique et mélodique, subtil et puissant.
Et quand on sait que depuis près de quarante ans ces six-là sont encore meilleurs sur scène, on ose à peine imaginer le bonheur qu’on éprouvera en le découvrant live… Car tout ce qui fait la richesse de leur jazz toujours aussi joyeusement métissé est là. Tout ce qu’on aime dans cette musique de citoyens du monde revit sous le soleil, exactement. Au moment où via les plateformes de streaming officielles les plus jeunes sont enfin en train de découvrir leurs premiers albums cultes (Nuit Blanche, Pygmées, L’Eau De Là…), ce comeback inespéré sonne comme un doux miracle. Welcome back, Sixun !

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Jazz à Vienne | Marcus Miller avec l’ONL – Mar.30.06 Théâtre Antique 20h30

En 2012, après deux Grammy Awards, six albums studio et trois live, le bien nommé Renaissance ouvre un nouveau chapitre dans la carrière de Marcus Miller. Désormais, Marcus Miller incarne à la fois l’histoire et l’actualité du jazz. Continuer la lecture de Jazz à Vienne | Marcus Miller avec l’ONL – Mar.30.06 Théâtre Antique 20h30 

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