JEAN-PIERRE ET LUC DARDENNE : 12E PRIX LUMIERE

Des courts aux longs métrages, en passant par les documentaires, Jean-Pierre et Luc Dardenne sont fidèles à ce qui a construit leur cinéma : les bords de Meuse, les grandes luttes ouvrières, l’engagement social et humain. Metteurs en scène célébrés sur la scène internationale, ils ont posé leur regard singulier sur le monde, créant une œuvre puissante, criante de vérité.

« Nous sommes très honorés de recevoir ce Prix Lumière 2020, ont déclaré Jean-Pierre et Luc Dardenne. Pour nous, deux frères cinéastes, ce prix recèle une émotion particulière. Il nous met en contact avec la fraternité originelle du cinéma, avec les deux frères qui ont filmé pour la première fois des corps, des visages d’hommes et de femmes, d’ouvriers et d’ouvrières sortant de leurs ateliers. Plus d’un siècle après, nous filmons des corps, des visages qui sont les descendants de ceux filmés par les frères Lumière et nous essayons chaque fois de les filmer comme si c’était la première fois. Ce sera magnifique de recevoir ce prix dans le cadre du festival qui fait dialoguer, comme nulle part ailleurs, le patrimoine mondial du cinéma et le public d’aujourd’hui. Vive le cinéma ! Vive la vie ! »

Le cinéma des Dardenne, c’est aussi une impressionnante galerie d’actrices et d’acteurs, Émilie Dequenne, Olivier Gourmet, Jérémie Renier, Fabrizio Rongione ou Déborah François qu’ils révèlent, comme Arta Dobroshi ou le jeune Idir Ben Addi dans leur dernier film. Ces dernières années, les plus grandes comédiennes d’aujourd’hui, Cécile de France, Marion Cotillard, Adèle Haenel, sont venues rejoindre les réalisateurs, leur monde, et cette véritable famille de cinéma qu’ils ont construite depuis des années.

Pour Bertrand Tavernier, président de l’Institut Lumière qui organise le festival :

« C’est une immense joie que de décerner ce Prix Lumière aux frères Dardenne, c’est aussi une évidence dans l’époque que nous traversons. Avec passion, une constance qui fait penser à celle d’Orwell, une formidable empathie pour les éclopés, à l’écart des diktats de la mode ou du box-office, les films de Jean-Pierre et Luc Dardenne explorent la vie de ceux qui dégustent, victimes des crises, de la mondialisation, prisonniers de l’intolérance religieuse, de ces « misérables » sur lesquels s’étaient penché Hugo. Et qui résistent à leur manière, violemment, maladroitement, tendrement. Les deux frères cinéastes le font avec brio, avec talent, avec une attention à la morale des choses, nous faisant découvrir d’immenses acteurs et nous prouvant que ce que l’on regarde, surtout si on le fait avec cette humanité, compte autant que le regard lui-même. »

Célèbres pour leur parole tranchée et leurs prises de position humanistes, mais aussi pour leur humour et leur passion contagieuse, Jean-Pierre et Luc Dardenne ont reçu le Prix Lumière lors de la 12e édition du festival Lumière.

Metteurs en scène précis et uniques, révélateurs de talents, les frères Dardenne marquent le cinéma contemporain de leur regard puissant. Une poétique de la réalité poussée à son paroxysme, en écho à leur origine de documentaristes. Célébrés sur la scène internationale, ils sont lauréats de deux Palmes d’or et de nombreux autres prix. Une rétrospective pour célébrer l’œuvre de Jean-Pierre et Luc Dardenne pour ce qu’elle est : humaniste, forte, engagée, tournée vers la jeune génération et criante de vérité.

  Entourés de l’actrice de Rosetta Emilie Dequenne, de Christine Plenus la photographe de plateau qui les suit depuis leurs débuts, de leur producteur Denis Freyd, de leurs distributeurs en France et à l’international Michel Saint-Jean et Vincent Maraval, Jean-Pierre et Luc Dardenne ont reçu le 12e Prix Lumière remis par le festival Lumière, à l’occasion de sa 12e édition, hier, vendredi 16 octobre  

Sur scène, les artistes Jeanne Cherhal, Gabriel Yared et Thomas Dutronc, sont chacun venus célébrer l’oeuvre des deux frères en musique.
Plus tôt dans la soirée, Jérémie Renier a dit sa reconnaissance, son admiration et son amour pour les cinéastes qui l’on révélé, en 1996, avec La Promesse.   
« Merci tellement aux frères. Rosetta était ma naissance en tant qu’actrice« . Émilie Dequenne, lauréate du Prix d’interprétation cannois pour ce premier rôle, a rendu un vibrant hommage à ses « parents de cinéma ». 

  « Le cinéma fabrique des armes de construction massive et celles des frères Dardenne en sont foudroyantes. »

Bertrand Tavernier, le Président de l’Institut Lumière, a écrit un puissant éloge sur le cinéma des deux frères, lu sur scène par Thierry Frémaux.

Un texte qui s’est achevé avec une citation des misérables. En juillet, le cinéaste écrivait déjà : « Ils explorent la vie de ceux qui dégustent, victimes des crises, de la mondialisation, prisonniers de l’intolérance religieuse, de ces “misérables” sur lesquels s’étaient penché Hugo. »   

L’Amphithéâtre du Centre de Congrés de Lyon vibrait sous les applaudissements du public, lorsque sont arrivés sur scène Jean-Pierre et Luc Dardenne pour recevoir leurs Prix.   

« Ce Prix symbolise l’héritage des frères Lumière. Filmer la vie, son intensité, sa mobilité. Lorsque l’on filme Rosetta, on essaie de faire en sorte qu’elle soit vivante. »

Les frères Dardenne, cinéastes du réel et de la vérité, inscrivent leur oeuvre, film après film, dans l’héritage des frères lyonnais qui ont documenté la vie à la fin du XIXe. 

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LUMIERE 2020 : A BOUT DE SOUFFLE

Lumière accueille cette année une grande partie de la section Cannes Classics, la sélection de films restaurés du Festival de Cannes.

Les 20 ans de  In the Mood for Love de Wong Kar-wai, les 60 ans d’À bout de souffle et de L’avventura, des grands auteurs (Federico Fellini, Pier Paolo Pasolini), des redécouvertes des éditions de Cannes des décennies 60, 70 et 80,  le premier film de Melvin Van Peebles  et d’autres trésors du cinéma à revoir  ou à découvrir.

À Marseille, Michel Poiccard (Jean-Paul Belmondo) vole une voiture américaine : direction Paris. Sur la route, il est bientôt pris en chasse par un motard. Paniqué, Michel l’abat et s’enfuit. Le lendemain, à Paris, il rencontre une jeune Américaine, Patricia (Jean Seberg), avec laquelle il a une liaison.

En partant d’un scénario écrit par François Truffaut, Godard compose un film semi-improvisé, bardé de références au cinéma américain et formellement insolent. Le noir & blanc rugueux de Raoul Coutard souligne une course en avant, mêlée de crimes et d’histoires d’amour.

Lauréat du prix Jean Vigo 1960, le film connaît un succès immédiat qui élève Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg et Jean-Luc Godard au rang d’icônes.

« À bout de souffle nous révèle un incontestable, un très grand talent. Jean-Luc Godard, qui n’a pas trente ans est une « bête de cinéma ». Il a le film dans la peau. […] Sur le plan technique, aucun moins-de-trente-ans n’avait encore récemment jeté bas avec une telle maestria les vieux échafaudages. Godard a flanqué au feu toutes les grammaires du cinéma et autres syntaxes du film. » (Georges Sadoul, Les Lettres françaises, 31 mars 1960)

Réinvention du cinéma, montage neuf, explosion de tous les principes, désinvolture absolue… À bout de souffle est un éclair radical dans le cinéma français. À la fin des années 50, ce film marque le début de la « modernité », de la Nouvelle Vague, de la légende Godard.

Cette œuvre est aussi une plongée intimiste, presque documentaire, entre polar et nihilisme, dans un Paris romantique.

« Godard a été le plus grand dynamiteur des structures anciennes. Son œuvre incandescente est une gerbe de fusées contre le cinéma desséché des temps morts. Cette écriture d’un modernisme triomphant et narcissique, ne cesse de signifier le moment premier du cinéma qui s’invente. Elle signale à chaque instant, dans chacun de ses procédés, que le film est une entreprise intense ». (Jean-Claude Bonnet, Cinématographe n°37, avril 1978)

À bout de souffle France, 1960, 1h29, noir et blanc, format 1.33

Réalisation, scénario et dialogues Jean-Luc Godard d’après un scénario original de François Truffaut

Photo Raoul Coutard

Musique Martial Solal, Wolfgang Amadeus Mozart

Montage Cécile Decugis

Production Georges de Beauregard, Société Nouvelle de Cinématographie, Imperia Films

Interprètes Jean-Paul Belmondo (Michel Poiccard), Jean Seberg (Patricia Franchini), Henri-Jacques Huet (Antonio Berutti), Daniel Boulanger (l’inspecteur Vital), Roger Hanin (Carl Zombach), Jean-Pierre Melville (l’écrivain Parvulesco), Van Doude (le journaliste américain), Michel Fabre (l’adjoint de l’inspecteur Vital), Richard Balducci (Luis Tomatchoff), Claude Mansard (Claudius Mansart), Liliane David (Liliane)

Sortie en France 16 mars 1960

Présentation à la Berlinale juin 1960

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LUMIERE 2020 – DEUX JOURS, UNE NUIT

Vendredi. Sommés par leur patron de choisir entre leur prime de fin d’année et le maintien du poste de Sandra (Marion Cotillard), les seize collègues de la jeune femme ont tous choisi leur prime

Sandra, motivée par son mari Manu (Fabrizio Rongione), convainc son patron d’attendre lundi pour faire à nouveau voter l’équipe. Elle a un week-end pour persuader ses collègues de la laisser garder son emploi

Dans son très beau livre, Sur l’affaire humaine (Seuil), Luc Dardenne écrit :

« Comment sortir de la peur de mourir sans tuer ? Voilà l’affaire humaine. »

Tous les films des frères racontent cette affaire humaine et tous, celui-ci plus encore que les précédents, répondent comme Luc :

« Devenir vivant et s’aimer, s’aimer soi-même et aimer l’autre, c’est-à-dire s’aimer comme séparés. Voilà le dénouement possible de l’affaire humaine. » (Jean-Dominique Nuttens, Positif n°639, mai 2014)

Né de la lecture de la nouvelle Le Désarroi du délégué, issue de La Misère du monde de Pierre Bourdieu, et de nombreux articles dans la presse internationale, Deux jours, une nuit est un portrait de femme en temps de crise, et celui, en creux, d’une société qui met les siens en concurrence – une concurrence d’une rare violence.

Marion Cotillard, nouvelle venue dans le cinéma des frères Dardenne, campe Sandra. Sortant de dépression, absente de son entreprise, elle est battue d’avance. Elle est exclue car perçue comme « non-performante ». Portée par un mari aimant (Fabrizio Rongione, un fidèle de la tribu des cinéastes), Sandra décide de se battre. Et comme partie en campagne électorale pour elle-même, elle fait du porte-à-porte

Rencontrant ses collègues un à un, elle leur répète les mêmes mots, avance les mêmes arguments. Mais chaque rencontre est différente : les regards, le décor, la réponse. Car il n’y a ni bons, ni méchants, seulement des humains qui ont tous une bonne raison de faire leur choix

Rencontre entre recherche d’un réalisme brutal et écriture dramatique ciselée, Deux jours, une nuit ajoute la notion de suspense à l’œuvre des Dardenne, sans jamais trahir leur engagement, toujours extrêmement fort, pour leur sujet.

« Il y a cette force supérieure qui anime depuis toujours les Dardenne, une forme d’empathie dans le regard, une expérience du monde qui fait qu’aucune scène, même la plus mélodramatique, ne paraîtra jamais fabriquée ou artificielle. Appelons cela le cœur intelligent. » (Romain Blondeau, Les Inrockuptibles, 21 mai 2014)

Deux jours, une nuit Belgique, France, Italie, 2014, 1h35, couleurs, format 1.85

Réalisation & scénario Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne

Photo Alain Marcoen

Montage Marie-Hélène Dozo

Musique Petula Clark, Van Morrison, The Cousins, Olibwoy

Décors Igor Gabriel

Costumes Maïra Ramedhan-Levi

Production Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne, Denis Freyd, Les Films du Fleuve, Archipel 35, Bim Distribuzione, Eyeworks Film & TV Drama, France 2 Cinéma, RTBF, Belgacom

Interprètes Marion Cotillard (Sandra), Fabrizio Rongione (Manu), Catherine Salée (Juliette), Baptiste Sornin (M. Dumont), Pili Groyne (Estelle), Simon Caudry (Maxime), Alain Eloy (Willy), Lara Persain (la femme de Willy), Myriem Akheddiou (Mireille)

Présentation au Festival de Cannes 20 mai 2014

Sortie en Belgique 21 mai 2014

Sortie en France 21 mai 2014

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LUMIERE 2020 – LE GAMIN AU VÉLO

Cyril (Thomas Doret), bientôt 12 ans, n’a qu’une idée en tête : retrouver son père (Jérémie Renier) qui l’a placé provisoirement dans un foyer pour enfants. Il rencontre par hasard Samantha (Cécile de France), patronne d’un salon de coiffure, qui accepte de l’accueillir chez elle pendant les week-ends.

« Soir du premier jour de tournage. Cyril existe. Premier plan où il mord et fuit. C’est lui : mordre, fuir et suivre, fuir pour suivre celui duquel il ne peut se décrocher : son père. » (Luc Dardenne, Au dos de nos images II, 20052014, Seuil)

Poings serrés au fond des poches, air bagarreur, Cyril (prodigieux Thomas Doret, alors débutant) a en lui une colère indomptable, une rage dont il est prisonnier. Mené par une idée fixe (retrouver son père, retrouver l’amour), il fait les mauvaises rencontres et bascule peu à peu dans la délinquance.

Le Gamin au vélo tient du récit initiatique :

« On a eu envie de bâtir le film comme une sorte de conte. Avec des méchants qui font perdre au garçon ses illusions et Samantha qui apparaît un peu comme une fée. À un moment, on a même pensé fugitivement appeler le film Conte de notre temps. » (Jean-Pierre Dardenne)

Si Jean-Pierre et Luc Dardenne sont ici fidèles à leurs obsessions (les rapports filiaux, une façon brute de saisir les sentiments), ils ne manquent pas de se réinventer.

Pour la première fois, ils tournent en été, offrant à leur image davantage de lumière et de douceur.

Ils choisissent également une actrice confirmée pour le rôle de Samantha : Cécile de France est leur premier personnage à ce point solaire. Et quelques notes élégiaques du concerto de Beethoven, L’Empereur, ponctuent le récit.

Une nouveauté. Le Gamin au vélo est un film émouvant, mais qui ne verse jamais dans la sensiblerie : l’ellipse comme figure de style, rempart des frères Dardenne contre le mélo.

« La place qui est donnée ici à l’émotion n’a pas à être invalidée au motif que les films contemporains sont si prudents qu’ils la tuent en la dosant (peur d’en faire trop, ou pas assez). L’émotion dans ce film n’est pas l’effusion programmée, mais vient plutôt de la composition organique de ce système : avancer, se cogner, avancer toujours, agir, faire des choses et soudain il y a simplement un temps d’arrêt qui survient, imprévu, où quelque chose jaillit dans cette course, ce principe d’action continue, de dépense d’énergie, Cyril qui pédale et pédale, ce gamin dont le père ne veut plus s’occuper, qu’une fille recueille comme ça, pour rien, et ces deux-là finissent par se trouver bien ensemble, il y a un moment où ça s’arrête et l’on sent un instant quel mal parfois on fait aux gosses. »

(Jean-Philippe Tessé,  Cahiers du cinéma n°667, mai 2011)

Le Gamin au vélo Belgique, France, Italie, 2011, 1h27, couleurs, format 1.85

Réalisation & scénario Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne

Photo Alain Marcoen

Montage Marie-Hélène Dozo

Musique Ludwig van Beethoven

Décors Igor Gabriel

Costumes Maïra Ramedhan-Levi

Production Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne, Denis Freyd, Les Films du Fleuve, Archipel 35, Lucky Red, France 2 Cinéma, RTBF, Belgacom

Interprètes Cécile de France (Samantha), Thomas Doret (Cyril), Jérémie Renier (Guy Catoul), Fabrizio Rongione (le libraire), Egon Di Mateo (Wes), Olivier Gourmet (le patron du café)

Présentation au Festival de Cannes 15 mai 2011

Sortie en Belgique 18 mai 2011

Sortie en France 18 mai 2011

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LUMIERE & L’INSERTION PROFESSIONNELLE

Le festival Lumière participe à l’insertion professionnelle des réfugiés et des personnes en situation de précarité

Le festival Lumière, en lien avec la Préfecture du Rhône et, aujourd’hui, la Préfecture de Région, organise une opération, dans le cadre de la quinzaine de l’intégration, visant à permettre aux personnes réfugiées, de se rapprocher de l’emploi depuis 2012.

Le principe est de proposer à des personnes accompagnées par des structures d’insertion d’être intégrées aux équipes de bénévoles durant le festival de cinéma Lumière. Cette action a, depuis quelques années, favorisé la diversité de la participation des citoyens à l’organisation du festival, la mise en œuvre de compétences spécifiques dans le cadre de parcours d’insertion professionnelle, la création de liens et la valorisation des personnes et de leur place sur le territoire qui les accueille et où elles habitent. Par ailleurs, une mise en lien avec des entreprises partenaires (EDF et groupe Adéquat) est organisée à l’issue du festival (rencontres entreprise, présentation métiers, job dating, offres de stages et autres contrats de travail).

Les bénévoles suivent une formation de deux heures, voire plus, à leur mission. Le festival Lumière les accompagne sur le terrain pour veiller à leur bonne intégration et au bon déroulé de leurs missions, en lien avec les équipes du festival.

Le festival vise aussi à offrir une ouverture culturelle à ces bénévoles. Ils bénéficient d’une visite guidée du musée Lumière, d’un atelier en lien avec le cinéma et de séances de cinéma préparées.

En 2019, presque 150 personnes, dont 20 venues de Clermont Ferrand et du Puy-de-Dôme ont participé à l’action !

En 2020, de nombreuses associations et leurs membres s’engagent pour participer à l’organisation et au déroulement du festival mobilisant différents publics :

  • Personnes réfugiées : Forum réfugiés Rhône et Clermont-Ferrand, Singa, Passerelles Buissonnières, Ifra, Côté Projets, Langues comme une
  • MNA : foyers Matter
  • Personnes placées sous main de justice : Programme Devenirs
  • ASE : sauvegarde de l’enfance
  • Jeunes adultes (18-25 ans) en ruptures : l’Epide
  • Personnes en situation de handicap psychique : Clubhouse Lyon
  • Tout public (demandeurs d’emploi, jeunes, adultes…) : Ifra Cultur’ailes, Pôle Emploi, Mission Locale (via la maison Lyon pour l’emploi)

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LUMIERE 2020 – LA CHAIR ET LE DIABLE

Visite au cinéma muet avec, au programme, deux ciné-concerts au sein de l’Auditorium de Lyon : La Chair et le Diable de Clarence Brown, début de la fructueuse collaboration entre le cinéaste et la divine Greta Garbo, accompagné par l’Orchestre national de Lyon sous la direction de Timothy Brock, sur une musique de Carl Davis, et La Femme et le pantin de Jacques de Baroncelli, accompagné à l’orgue par Paul Goussot.

LA CHAIR ET LA DIABLE – 1926 – FLESH AND THE DEVILDE

Elèves-officiers, Leo von Harden (John Gilbert) et Ulrich von Eltz (Lars Hanson) sont amis depuis l’enfance. Lorsqu’il rencontre Felicitas (Greta Garbo), Leo succombe immédiatement à sa beauté renversante.

Naît alors une folle passion entre les deux amants, qui un soir sont surpris par le mari de Felicitas. Le duel est inévitable, le mari meurt et Leo est envoyé pour cinq ans en Afrique. Ulrich doit veiller sur la veuve pendant l’absence de son ami…

« Greta Garbo avait quelque chose que personne n’avait jamais eue à l’écran. Personne. Je ne sais pas si elle était consciente qu’elle l’avait, mais elle l’avait. […] Pour moi, Garbo commence là où tous les autres s’arrêtent. » (Clarence Brown, cité par Kevin Brownlow, La parade est passée, Actes Sud / Institut Lumière)

La Chair et le Diable est un tournant. Premier film de Clarence Brown pour la MGM, au sein de laquelle il restera plus de vingt ans, mais aussi premier des sept films qu’il tournera avec Greta Garbo, récemment arrivée d’Europe. Et sans doute, le film qui la confirme en tant que star.

Clarence Brown offre ici à celle que l’on nommera bientôt « La Divine » un superbe écrin. L’image et la lumière (la scène de la cigarette éclairée à l’ampoule cachée) participent d’une parfaite beauté plastique, le montage subtil exalte le tempo des mouvements, les gros plans et les détails disent l’action à la place des cartons (le liseré noir sur le mouchoir annonçant le deuil…).

Dans ce tragique triangle amoureux, Greta Garbo joue a égalité avec les hommes, inversant parfois les rôles et dominant le jeu de séduction.

Clarence Brown ignore la censure, tournant des scènes à l’érotisme chargé de symboles, d’une audace troublante pour l’époque : dans une église, Garbo tourne le calice tendu par le prêtre pour y boire du côté touché par les lèvres de Gilbert ; la scène où, lovés l’un contre l’autre, les deux amants, sur le point de s’embrasser, partagent une cigarette…1h52, noir et blanc, format 1.33

Réalisation Clarence Brown

Scénario Benjamin Glazer, d’après le roman « L’indestructible passé de Hermann Sudermann »

Photo William Daniels / Montage Lloyd Nosler / Décors Fredric Hope, Cedric Gibbons / Production M.G.M

Interprètes John Gilbert (Leo von Harden), Greta Garbo (Felicitas), Lars Hanson (Ulrich von Eltz), Barbara Kent (Hertha), William Orlamond (l’oncle Kutowski), George Fawcett (le pasteur Voss), Eugnie Besserer (la mère de Leo), Marc MacDermott (Count von Rhaden), Marcelle Corday (Minna)

Sortie aux Etats-Unis 25 décembre 1926 / Sortie en France novembre 1928 / En partenariat avec Warner Bros

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LE PETIT NICE PASSEDAT : EDEN EN MEDITERRANEE

LE PETIT NICE PASSEDAT : UNE EXPERIENCE LUDIQUE

Le Petit Nice Passédat, c’est

  • 3 générations de chefs cuisiniers
  • 3 étoiles au Guide Michelin
  • un hôtel 5 étoiles

…Et…

C’est aussi …

Jouer avec « Ayrton » dans la piscine à l’eau de mer !

Une course-poursuite avec « Léonce » jusqu’au Solarium

  • Ayrton, c’est le petit chien d’Ora Ito
  • Léonce, c’est le bouledogue français de Gérald Passedat

EXPERIENCES SENSORIELLES ET LUDIQUES
CET ETE EN MEDITERRANNEE

Le Petit Nice, c’est aussi la blancheur des calanques de Marseille en inspiration dans chaque univers perceptible avec en couleur, le bleu du ciel et de la mer, les voiles de bateaux aux teintes orange, la générosité du soleil

PLONGER SA TÊTE DANS L’EAU SUR LE FOND TURQUOISE DE LA PISCINE

COMME UN POISSON, NAGER LES YEUX GRANDS OUVERTS

Le Petit Nice, c’est une histoire d’enfants devenus grands, une histoire d’artistes passionnés

SUCCESS STORY

Gérald Passedat est l’héritier d’une dynastie d’artistes et de cuisiniers :

  • Lucie Passedat, sa grand-mère, soprano célèbre du début du siècle, était muse de Louis Lumière (lyonnais et fondateur du cinéma avec son frère Auguste)
  • Son père, Jean-Paul, à la fois chanteur lyrique et cuisinier !

Gérald Passedat a hérité le goût du beau, le sens du rythme, l’amour des choses bien faites.

« MES TRESORS DE MEDITERRANNEE »

Depuis plus de 30 ans, la cuisine de Gérald Passedat n’a de cesse d’explorer les terres et les rivages de la Provence et de la Méditerranée. Baigné dans la culture de la diète méditerranéenne et la cuisine du peu, sa précision et son épure se sont concentrés sur le travail autour des poissons de Méditerranée.

Que ce soit dans son travail quotidien avec les pêcheurs artisanaux, le travail intensif pour la valorisation de la biodiversité des espèces ainsi que dans la palette de techniques déployées pour les sublimer.

Gérald Passedat s’est imposé comme le spécialiste du poisson méditerranéen. Plongée dans son univers maritime singulier.

UNE VIE AU BORD DE LA MER
« JE PASSAIS MA VIE À LA MER. LE PARFUM DE L’IODE ÉTAIT OMNIPRÉSENT »

Gérald Passedat est né au Petit-Nice, face à la Méditerranée, avec au large les îles du Frioul, le Château d’If, l’île Gaby. Aussi loin qu’il se souvienne, il a toujours eu la mer à portée de main, faisant partie de tous les instants de sa vie. « Je passais ma vie à la mer », se souvient le Chef.

« Le parfum de l’iode était omniprésent ». Dans ses origines, du côté de sa grand-mère italienne, il y a bien sûr un grand-oncle pêcheur, originaire de Rapallo. Dans ses souvenirs, parties de pêche, balades en bateau, baignades dans les Calanques : c’est la mer qui fait le lien de tout son univers. L’essentiel de la cuisine de Gérald Passedat provient de ce qui s’étend devant lui tous les matins, l’endroit d’où il puise force et vitalité : LA MÉDITERRANÉE.

CHEZ MICHEL GUÉRARD, J’AI RETENU LA LÉGÈRETÉ ET L’IMPORTANCE DE LA DIGESTIBILITÉ DES PLATS. DE JEAN ET PIERRE TROISGROS, IL ME RESTE LE TRAVAIL SUR LES SAUCES ET LES SUCS, AINSI QUE L’IMPORTANCE DES TEMPS DE REPOS.

LA CONSTRUCTION D’UNE IDENTITE CULINAIRE PERSONNELLE

Dans son premier ouvrage consacré justement à son travail autour des poissons, Gérald Passedat révélait avoir construit son menu comme une plongée sous-marine, un voyage initiatique maritime tel qu’il l’a vécu :

« GAMIN, TU JOUES D’ABORD SUR LES ROCHERS, CURIEUX DE TOUT CE QUI DÉPASSE. TU GLANES MOULES, VIOLETS, OURSINS…

PUIS, TU UTILISES TON PREMIER MASQUE, À LA DÉCOUVERTE, DES PETITS CRUSTACÉS, DES POISSONS DE ROCHE, AVANT DE T’ENFONCER PLUS PROFOND, EN APNÉE, PUIS AVEC DES BOUTEILLES, EN QUÊTE DES GROS POISSONS. »

C’est tout cet univers qu’il choisira d’explorer bien des années plus tard, après sa formation marquée par ses passages chez Michel Guérard ainsi que Jean et Pierre Troisgros. Du premier, il retient l’élégance et la légèreté. Des deuxièmes, chez qui il fut chef-saucier, c’est la maîtrise des sucs, des réductions, des concentrations ainsi que de l’importance du repos des chairs qui l’inspireront de retour à Marseille.

« Chez Michel Guérard, j’ai retenu la légèreté et l’importance de la digestibilité des plats. De Jean et Pierre Troisgros, il me reste le travail sur les sauces et les sucs, ainsi que l’importance des temps de repos. » Il restait à appliquer aux poissons de Méditerranée les techniques que la cuisine française traditionnelle réservait jusqu’alors à la viande….

SES TRESORS DE MEDITERRANEE

Dans les années 80, les plus beaux spécimens des poissons de Méditerranée montait directement à Paris servir les plus belles tables… Sur les étals des poissonniers de la région restaient donc essentiellement les poissons mal-aimés, comme le saran, le verdaou, la barbarelle, le canthe (dorade noire), le marbré (dorade), la liche, la vieille… Des poissons si méprisés qu’ils n’ont de noms que vernaculaires, souvent absents du dictionnaire, alors qu’ils peuvent devenir, par la magie du cuisinier, de vrais trésors de goût. Gérald Passedat l’a toujours affirmé : les poissons méconnus sont les plus passionnants à travailler, nécessitant pour donner leur quintessence de s’écarter des sentiers battus.

Quand les palais raffinés ne juraient que par le cabillaud ou le saumon, Gérald Passedat a su imposer dans le domaine de la gastronomie ses « trésors de Méditerranée » comme il aime à surnommer la pélamide, le muge, la baliste ou la liche, quelques-unes de la soixantaine d’espèces fréquemment présentes à la carte du Petit Nice et qui ont toutes leur singularité.

LES POISSONS ONT TOUS LEUR ODEUR, LEUR TEXTURE ET LEUR GOÛT BIEN DISTINCT.

QUAND ILS SORTENT DE L’EAU, LES POISSONS SENTENT BON : UN POISSON DE ROCHE SENT LA PROFONDEUR, LA GIRELLE SENT L’ALGUE ET LE SABLE, CAR ELLE A ÉVOLUÉ DANS LES POSIDONIES, LES POISSONS DE HAUTE MER, COMME LE LOUP OU LE DENTI, SONT TRÈS IODÉS…

QUAND AU ROUGET, CE N’EST PAS POUR RIEN QU’ON LA SURNOMME BÉCASSE DE MER, CAR ELLE ÉVOQUE À LA FOIS LA ROCHE ET LE GIBIER !

A : Anchois Anémone

B : Badasque Baliste Baudroie Bavarelle Beaux yeux Biar Blade Bogue Bonite Bœuf Brême

C : Calambo Canthe Capelan Castagnole Chambris Chapon Cigale Congre Corbe

D : Daurade Royale Denti Dorade

E : Encornet Espadon

F : Fielas

G : Gallinette Girelle Gobie Grondin

H : Homard

J : Jols delices de Mediterranee Servis au Petit Nice

L : Langouste Liche Lisette Loup

M : Maquereau Marbré Merlan Mérou Morue Mostelle Muge Murène

O : Oursin

P : Pageot Pagre Pataclet Pélamide Poissons de roche Poisson sabre Poulpe

R : Raie Rascasse Roucaou Rouget

S : Saint-Pierre Sar Sar tambour Sardine Saoupe Sarran Sebaste Seiche Seriole Sole

T : Thon rouge Totène Turbot

V : Veirade Verdao Vive Vieille

LA MEDITERRANEE EST SOUVERAINE

Car ce n’est au final pas le Chef qui décide du menu, mais la mer et les pêcheurs, comme le rappelle l’inscription omniprésente sur les cartes du restaurant : « LA MÉDITERRANÉE EST SOUVERAINE ».

Au Petit Nice, depuis Germain Passedat, fondateur de l’établissement, on a toujours travaillé avec les pêcheurs, Jean-Paul Passedat, père de Gérald, continuant aussi la tradition. Gérald Passedat a affiné sa collaboration avec les pêcheurs locaux en bonne intelligence, fidélisant et agrandissant ce cercle de pêcheur par sa fiabilité, son respect de leurs prix, discutant des bonnes pratiques de pêche, élaborant avec eux un cahier des charges respectueux des tailles et des saisons, revendiquant les techniques de pêche traditionnelles.

Ainsi, les poissons sont pêchés à la palangre (technique sélective attestée dès le XVIIe siècle à Marseille, importée par les Catalans installés en ville), au casier, au girelier (nasse de jonc traditionnelle) ou même simplement à la main, notamment pour certains coquillages ou pour les anémones de mer.

Le travail délicat de ces orfèvres de la pêche leur vaut de voir leur nom figurer sur la carte du restaurant, car sans eux, pas de cuisine :

  • LA DAURADE EST PRÉSENTE « GRÂCE À LA PÊCHE D’ALAIN »
  • LE LOUP « GRÂCE À LA PÊCHE DE FÉLIX ET GROS LOUIS »
  • LE PAGRE « GRÂCE À LA PÊCHE DE JEAN ET CLAUDE »
  • LA PÉLAMIDE GRÂCE AUX FILETS EN COLIMAÇON DU BATEAU « PISTOLET » AMARRÉ AU VALLON-DES-AUFFES…

Ce cercle –presque une famille- de pêcheurs, c’est le fruit de 20 ans d’échanges au quotidien, de constatations sur le changement climatique encore, affectant la taille des poissons aussi bien que leurs variétés, certaines espèces se faisant plus rare, comme les cigales de mer :

« IL N’Y A PAS DE VÉRITÉ ABSOLUE SUR LA PÊCHE, TOUT EST UNE QUESTION DE RÉGION, DE SAISON, D’ÉVOLUTION DES CONNAISSANCES… » RECONNAÎT LE CHEF AVEC MODESTIE.

Entre économie (assurer le quotidien des pêcheurs) et écologie (préserver les ressources), la pratique raisonnable de la pêche traditionnelle est un équilibre délicat, et la relation entre gastronomie et responsabilité environnementale tendue : cela peut être compliqué au quotidien, reconnaît Gérald Passedat, qui se méfie des diktats et croit avant tout au bon sens quotidien. « Quand dans la pêche du jour se glisse un poisson hors de saison, que doit-on faire? On répond au cas par cas.

En travaillant sur un maximum de variétés et de diversité, on ne peut que réduire la pression sur les espèces trop intensivement sollicitées ». Charge aux clients de comprendre et de se laisser guider… car ici, la Méditerranée est souveraine, tout varie en fonction d’elle…

LES TECHNIQUES

Tout le travail de Gérald Passedat est de trouver la préparation qui magnifiera ces poissons pour préserver la vivacité de leur goût. Ils sont donc traités sous toutes leurs facettes, crus, cuits, marinés, séchés, maturés, grâce à une palette de technique des plus ancestrales aux plus contemporaines qui permet d’explorer de nouveaux territoires, universels et ancestraux.

De la tête à l’arête sans oublier la peau, pas de gaspillage, la dégustation utilise toutes les facettes de poisson pour mieux le révéler.

PETIT ABCDAIRE DES DIVERSES APPROCHES DU CHEF…

ARETES : Celles des gros poissons, riches en collagène, sont séchées puis vieillies plusieurs mois dans le vin blanc, servant ensuite au garum maison, condiment-hommage à cette préparation héritée des romains.

CRU : Particulièrement adapté aux poissons bleus (pélamide, biard, sardine, maquereau,), ni sashimi ni carpaccio, l’épaisseur des tranches est fonction de la finesse de la chair, afin qu’elle soit à son meilleur. Loin des traditions culinaires asiatiques, il s’agit d’inventer une expérience de poisson cru à la méditerranéenne, dans toute sa subtilité.

CUISSONS : Mi-cuit sur peau, poché, vapeur, braisé, grillé, rôti… selon l’épaisseur, la taille, la découpe et l’envie, toute la palette du feu est mise à profit.

FUMET : Les chairs de poissons revenus au sautoir, comme pour la viande, ainsi qu’arêtes et autres parties déclassées du poisson servent de base à la quintessence qui deviendra ensuite sauce, réduit à texture de glace, ou de demi-glace

IKEJIME : La technique d’abattage du poisson à la japonaise n’étant pas traditionnelle en Méditerranée, Gérald Passedat ne l’utilise pas, d’autant plus que cela modifie la texture de la chair du poisson.

PEAU : Affinée au maximum, séchée puis frite, la peau des poissons (LESQUELS ?) devient croquante comme une chips, tel un graton iodé…

SECHAGE : Poutargue, pélamide… le vent du Sud se charge de concentrer leur saveur.

TETE : Comme un sot-l’y laisse, la joue des têtes de poisson, au goût et à la texture bien différentes, deviennent un point d’orgue de la dégustation.

 

TROIS ADRESSES

LE PETIT NICE

Corniche Kennedy – Anse de Maldormé 13007 Marseille
Restaurant gastronomique ***, Restaurant le 1917 
Hôtel *****
Réservations : 04 91 59 25 92 / contact@passedat.fr

 

LE MOLE PASSEDAT MUCEM

1 Esplanade du J4 – 13002 Marseille
Réservations : 04 91 19 17 81/ contact@lemole-passedat.com

 

BRASSERIE LUTETIA

45 Boulevard Raspail 75006 Paris
Réservations : 01 49 54 46 92 / brasserie@hotellutetia.com

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CET ETE, MON CŒUR BAT POUR TOI VILLA MAÏA

MON ÉTÉ 2020, IL EST AVEC TOI VILLA MAÏA

Sur la route des vacances, gravissant la colline antique de Fourvière, tant d’émotions lorsque tu m’as accueillie auprès de toi VILLA MAÏA

ALL YOUR STORIES BEGIN

Fraîcheur de ton jardin ombragé, fragrances propres et insolites

Bonheurs des eaux de ta piscine… sur les anciens thermes de la Villa romaine

DE LA CATHÉDRALE SAINT-JEAN A LA BASILIQUE DE FOURVIERE LYON

Ma pause initiale s’est vue transformée en un séjour prolongé, en 2020 cet été, avec toi

APPARTEMENT 406

De la généreuse terrasse de l’appartement emblématique 406, je vois jusqu’à la couleur des vêtements des promeneurs sur la Place Bellecour. De là, une sensation incroyable de proximité, presque à hauteur de ville

ROOFTOP TÊTEDOIE

Merci à toi, Christian Têtedoie, pour ta #générosité… Un régal avec ta cuisine d’été… Inoubliable, ton élan du cœur, Chef étoilé !

VALCENA – AIAM MAÏA

Et dans la salle de bain au marbre « posé à livre ouvert », c’est en VALCENA et AIAM MAÏA que la beauté est sublimée

LA NEIGE SUR LES CIMES DES ALPES

Promis, je reviendrai vers toi cet HIVER…

Pour contempler ensemble les sommets enneigés

I HAD A DREAM

Monsieur Christophe GRUY

« J’ai fait un rêve, j’ai rêvé d’une entreprise aux racines italiennes qui s’est développée pour devenir la VILLA MAÏA. Emergeant ici sur l’ancien site de l’Antiquaille à proximité des théâtres romains et de la veille ville de Lyon. La VILLA MAÏA est un hôtel que j’aurais aimé avoir comme chez moi – plein d’attentions délicates, entouré de jardins, baigné de spiritualité et partageant nos valeurs familiales. »

TROIS HOMMES, UN HÔTEL.. L’ESPRIT DU LUXE

Le temps s’arrête sur la colline de Fourvière. Berceau de la civilisation romaine, appelée la  » colline qui prie  » par les habitants, Fourvière monte la garde sur la ville de Lyon dans un silence inédit – un lieu unique de sérénité et de spiritualité. Christophe Gruy, président du groupe Maïa, en est tombé amoureux. La VILLA MAÏA est née de cet amour. Un hôtel somptueusement intimiste, imaginé, conçu et décoré par Jean-Michel Wilmotte, Jacques Grange et Louis Benech. Un trio composé pour la VILLA MAÏA.

« Un hôtel conçu par un trio d’élite et marqué par la modernité, le luxe et les jardins à la française. » Christophe Gruy

Jean-Michel WILMOTTE Urbaniste, architecte et designer

1991-1998 : Lyon – Musée des beaux-arts

2011 : Paris – Hôtel Mandarin Oriental

2016 : Paris – Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe

2016 : Sao Paul Brésil – Centre d’exposition et de Convention

Jacques GRANGE Décorateur d’intérieur

J’ai conçu la VILLA MAÏA pour être un cocon – chic, convivial et confortable avec des chambres pour se blottir. Au début, son client est le Baron de Rotchild et aussi Isabelle Adjani, Caroline de Monaco et Alain Ducasse. A 28 ans, il rencontre Yves Saint-Laurent et décorera ses majeures maisons. Il a également décoré le Mark Hotel – New York

Louis BENECH Paysagiste

ll acquiert une respectabilité internationale avec la rénovation des jardins des Tuileries à Paris (1990-2000)

 Il a travaillé sur plusieurs jardins célèbres tels que : Palais de l’Elysée, La roseraie de Pavlovsk à St Pétersbourg, Le bocage du Théâtre d’Eau dans les jardins du Château de Versailles

ART NEVER EXPRESSES ANYTHING BUT ITSELF » Oscar Wilde

 A room with a view

DISTANCE DE : Paris (290 miles), Saint-Tropez (260 miles), Bordeaux (340 miles), Geneva (110 miles), Torino (190 miles)

DISTANCE TIME : Airports LYON SAINT EXUPERY (50 minutes), BRON (35 mn), GENEVA (2h15) – Railways : LYON PERRACHE (20 minutes), LYON PART DIEU (30 mn)

RESTAURANT TÊTEDOIE : De l’autre côté de l’hôtel, 1 étoile Michelin : LA CUISINE COMME UNE ÉVIDENCE, le produit en majesté, DONNER DU PLAISIR, toucher avec émotion

Member of THE LEADING HOTELS OF THE WORLD : Célébration de ceux qui choisissent la voie hors du commun

8 Rue du Professeur Pierre Marion 69005 Lyon – France – Contact : 04.78.16.01.01.

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FORT DE VAISE : JE TE TROUVE IRRÉSISTIBLE

Visite privée et exclusive ce matin, au levé du soleil, d’un lieu inédit : LE FORT DE VAISE

Je me suis approchée du toi… Magnifique FORT… Tu es de l’or

Une matinée en tête à tête avec toi

Tu es si fort… Tu m’as raconté ton histoire

On m’avait dit… « Tu vas voir…
Il éclaire Lyon différemment le matin, le jour, le soir »

Un très bel endroit… Et même… Un endroit plus beau que tout

UN LIEU HORS DU TEMPS POUR DES EVENEMENTS UNIQUES

Construit en 1835, le Fort de Vaise faisait partie de la première enceinte bastionnée entourant Lyon.
À l’extrémité de l’éperon rocheux de Loyasse, au-dessus de la Saône et dominant la plaine lyonnaise, se dresse fièrement cet ancien fort militaire

Intégralement rénové fin 2019, ce nouveau lieu d’exposition et de conservation du patrimoine accueille dorénavant de nombreux événements prestigieux pour toutes les entreprises en quête d’un espace atypique alliant proximité urbaine, tranquillité, culture et convivialité.

Idéalement situé au cœur de la Métropole lyonnaise et proposant une terrasse panoramique avec une vue imprenable sur Lyon, le Fort se compose également de plusieurs espaces intérieurs modulables pour tous vos formats d’événements (séminaires, cocktails, soirées entreprises, colloques, formations professionnelles, expositions artistiques, conférences, salons, expositions, privatisations, lancement de produits,…).

EN CHIFFRES : 2019 : année de rénovation
– 3 salles de réception
– 9 casemates
– 2 terrasses
– 400 personnes en format conférence
– 600 personnes en format cocktail

ET BIEN PLUS ENCORE
– Animation œnologie
– Coaching d’entreprises
– Ateliers artistiques
– Faites votre cinéma
– Animation mixologie
– Réalité virtuelle
– Escape Game Nomade
– Visite guidée

ET AUSSI
– Régisseur
– Coordination de soirée
– Sécurité
– Barman
– Hôtesse
– Service voiturier
– Cuisinier
– DJ
– Maître d’hôtel
– Serveur

POUR EN SAVOIR PLUS
STUDIO 33 BUSINESS EVENTS – 33 Quai Arloing 69009 Lyon
07.88.73.74.79. / contact@studio33.fr / www.studio33.fr

Gabriel Giorda et Guillaume Rac, Gérants Évènementiel exclusifs du Fort de Vaise, sont tombés amoureux de ce lieu d’exception en cohérence avec leurs valeurs « DONNER DE LA HAUTEUR A VOS EVENEMENTS »

Le Fort est l’’un des plus beaux parcs de réception de Lyon, offrant une vue splendide et peu connue encore des lyonnais

INFORMATIONS PRATIQUES
– 25 boulevard Antoine de Saint Exupéry 69009 Lyon. Site web :  https://www.fortdevaise.fr/
– Parking su place : 50 véhicules
– Transports en commun : Bus 90, arrêt « Fort de Vaise – Les Carriers »
– Métro Valmy à 10 minutes à pied
– Navettes et service voiturier sur demande

#WeAreAltitude

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REPORT DE LA 40e ÉDITION DE JAZZ À VIENNE

Ces dernières semaines, nombreux ont été les artistes, agents, festivaliers, partenaires institutionnels et privés, médias, bénévoles à nous témoigner leur soutien en cette période et à s’inquiéter quant au maintien de cette 40è édition anniversaire.

Toute l’équipe du festival a espéré et imaginé jusqu’au dernier moment les scénarios et solutions possibles pour que le festival puisse avoir lieu.

Malheureusement, c’est avec beaucoup d’émotion mais avec conscience et responsabilité que nous vous informons du report à l’été 2021 de notre 40è édition qui devait se tenir du 25 juin au 11 juillet prochain. Cette décision fait suite à l’annonce du Président de la République Emmanuel Macron lundi 13 avril interdisant la tenue de grands évènements tels que les grands festivals avant mi-juillet.

Notre priorité reste la santé et la sécurité de nos festivaliers, artistes et équipes. En conséquences, nous sommes solidaires des mesures prises par les autorités publiques qui apparaissent comme les plus raisonnables et les plus protectrices pour tout un chacun et tenons à saluer à nouveau toutes les structures et personnes qui luttent au quotidien contre la propagation du Covid-19

Le report de cette 40è édition met en grande difficulté tous les acteurs liés à cette formidable aventure humaine qu’est le festival Jazz à Vienne : plus de 1.000 artistes et des centaines de prestataires, fournisseurs, intermittents, saisonniers…

Au total, ce sont plus de 400 personnes qui travaillent chaque jour pendant la quinzaine du festival pour son bon déroulement. Tout cet écosystème oeuvrant autour du festival et plus largement autour du secteur culturel et évènementiel va être profondément boulversé.

Nous souhaitons leur témoigner notre soutien le plus sincère.

Jazz à Vienne reste plus que jamais mobilisé pour se relever de cette situation exceptionnelle et poursuivre ce qui fait son ADN depuis toutes ces années : proposer des moments forts et uniques de partage et de découverte.

Le festival tient à remercier son public ainsi que les artistes, partenaires, bénévoles pour leur fidèle soutien et toutes les personnes qui ont participé à la préparation de cette édition Anniversaire.

Cette 40è édition aura lieu en 2021, pour les 40 ans du festival et nos retrouvailles seront d’autant plus belles. D’ici-là, prenez soin de vous et de vos proches, nous avons hâte de vous retrouver.

Informations billetterie : Les différentes démarches à suivre pour les détenteurs de billets (Pass, Pack trio, Jazz ticket, billets individuels) seront communiquées très prochainement.

Nous vous demandons un peu de patience et d’indulgence, les demandes seront traitées personnellement. En attendant plus de précisions, conservez bien vos billets.

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