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Isabelle Barnel est Conseil en communication (Digital | Evènementiel | Relations Presse). Isabelle anime des ateliers Web 2.0 et Réseaux Sociaux au Club de la Presse de Lyon et elle intervient en stratégie digitale à CAP'COM, à ISEG MARKETING & COMMUNICATION SCHOOL, à l'ISCOM. Aussi, Isabelle organise des évènements "grand public" dans le secteur de l'Enseignement supérieur et de la recherche. Ses autres missions : veille stratégique et e-réputation, storytelling, interviews, publications de contenus online, rédaction de pages, dans les secteurs sportif et culturel.

POSITIVE THINKING COMPANY Henri Leconte

« Sur les pas du Lyon » by Positive Thinking Company et Henri Leconte

Il y a 30 ans, la France crée l’exploit : elle remportait la Coupe Davis à Lyon devant les Etats-Unis après 59 ans d’attente

Positive Thinking Company et Henri Leconte ont décidé de mettre en lumière les gens de l’ombre, ceux sans qui rien n’est possible, dans un documentaire exceptionnel : « sur les pas du Lyon »

Performance, motivation, dépassement de soi, esprit de groupe… tous ont livré des témoignages inédits sur les coulisses de cette victoire historique

Journalistes, vous êtes invités à venir échanger avec les principaux participants et à découvrir en exclusivité ce documentaire lors d’une Conférence de presse à l’Hôtel Le Royal à Lyon

Le mercredi 1er décembre à 14h30

Pour en savoir plus, merci de bien vouloir contacter

Capucine Pecher
Attachée de presse Henri Leconte
Mail : contact@hlandco.net
Tel : 06.27.78.00.01.

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Fête des Lumières Lyon 2021

FÊTE DES LUMIERES Lyon 2021 – Créations révélées

Fête des Lumières Lyon 2021

Mercredi 8 – Jeudi 9 – Vendredi 10 – Samedi 11 décembre

  • 31 créations artistiques
  • Plus de 27 sites investis et 200 maisons de soin en France pour le projet Lumeen
  • 150 Étudiants et jeunes créateurs participent à l’édition 2021

Il était une fois, le 8 décembre

L’origine de la Fête des Lumières remonte à il y a plus d’un siècle et demi. Le 8 septembre 1852, une statue de la Vierge sur la colline de Fourvière devait être inaugurée.

Mais de violentes intempéries s’abattent sur la ville, et les autorités doivent renoncer à leur projet. L’événement est alors reporté au 8 décembre de cette même année.
Las, ce jour-là, le beau temps n’est pas au rendez-vous et il est à nouveau envisagé de reporter les festivités. Mais les Lyonnais, désireux de vivre un moment de communion populaire, illuminent alors leurs balcons et fenêtres avec des lumignons.

À partir des années 1960, les concours d’illuminations de vitrines déclinent cette tradition de mise en lumière sous une forme nouvelle. Ils donnent alors le coup d’envoi des festivités de fin d’année et animent les célébrations religieuses du 8 décembre. La Fête des Lumières, telle que nous la connaissons aujourd’hui en tant qu’événement incontournable de mise en valeur de la création Lumière, a vu le jour au tout début des années 2000.

LES CRÉATIONS 2021

Découvrez en Avant-première, en cadeau ici pour Vous, quelques-unes des participations à la Fête des Lumières !

Une vague géante sur la place Bellecour, des ondes de ricochets à la surface du lac du Parc de la Tête d’Or, des nids de lumière dans des sous-bois, un immense serpent surgi des profondeurs, un phénix coloré dans une jungle tropicale, des carpes qui dansent, un cheminement lumineux courant sur la cime des arbres, un lapin altruiste dans un conte aztèque, un jardin floral tout en lumières…

L’évocation de la nature est omniprésente parmi les œuvres de cette nouvelle édition de la Fête des Lumières. Ces représentations d’une nature tour à tour puissante ou fragile, sauvage ou domestiquée, mythique ou bien réelle, participent à créer une atmosphère paisible et poétique, propice à la contemplation, à la respiration, à la rêverie.

D’autres créations viennent interroger notre perception du monde à travers des installations qui jouent sur la singularité des points de vue et la frontière parfois ténue entre réel et imaginaire.

La pandémie de Covid-19 a également inspiré les artistes qui ont conçu des œuvres évoquant le confinement, mais aussi les relations et échanges virtuels qui se sont noués au cours de cette période.

La programmation mêle objets lumineux, scénographies, performances, mapping vidéo, des plus intimistes aux plus spectaculaires, réalisés par des architectes, des plasticiens, des vidéastes, des éclairagistes, ou encore un vannier !
Les artistes reconnus au plan international côtoient les jeunes talents, en pleine émergence. Certains d’entre eux font leur première apparition à la Fête des Lumières, tandis que d’autres en ont déjà fait leur terrain d’expression à plusieurs reprises.

La Fête des Lumières 2021 reflète une fois encore toute la diversité et la richesse de la création lumière

2E ARR – PLACE BELLECOUR

La Vague

Sébastien Lefèvre (lumière) et Jocelyn Mienniel (musique)
Le Pilote Productions / Un projet parrainé par SONEPAR – Le Mat Electrique

À la nuit tombée, des centaines d’écailles s’élèvent sur la place Bellecour, ondulant sous le souffle d’une brise légère. Telle une vague, l’onde surgit du sol, flottant dans un camaïeu de teintes lumineuses

Cette structure de 80 mètres de long, et haute de 20 mètres, est composée de plus de 350 kakémonos en toile de spi. Contemplant cette grande vague, bercés par le son mélodieux d’une flûte, les visiteurs se laissent transporter dans une parenthèse poétique.

Continuité d’un travail de mise en lumière de voiles aux vents, La Vague constitue le 3e opus d’un processus créatif engagé par Sébastien Lefèvre pour la Fête des Lumières, après Oriflammes en 2012 sur le pont Lafayette et Sous le vent, sur le pont Schuman en 2014.

Sébastien Lefèvre fait son entrée en «lumière» grâce à la danse, notamment aux côtés de la chorégraphe Maryse Delente dont il signe plus d’une dizaine de conceptions lumière jusqu’en 2003.

Très attaché à cet univers, il poursuit son travail de scénographie pour le théâtre et la danse et se lance notamment dès 2004 dans la création pour la Fête des Lumières de Lyon, à laquelle il participera à de nombreuses reprises. Les œuvres de ce créateur prolixe ont également été présentées à Moscou et à Dubaï.

1ER ARR – PLACE DES TERREAUX

Le Lapin dans la Lune

Renato González-Gutierrez et Sarah Matry-Guerre
Équipe artistique : Sarah Matry-Guerre, Moises Regla Demarée, Gaston Artigas
Le Pilote Productions / Un projet parrainé par EDF

Surgi du cosmos, le dieu serpent à plumes Quetzalcóalt arrive sur Terre, revêtu d’une apparence humaine

Affamé et affaibli après son exploration, il rencontre un lapin, qui se sacrifie pour qu’il puisse se nourrir. Reconnaissant, Quetzalcóalt fait don au lapin d’une place éternelle dans la lune pour que les hommes puissent l’admirer et se souvenir de son sacrifice et de sa bonté, redonnant espoir à l’humanité. Depuis, chaque soir au clair de lune, le lapin apparaît sur la surface de l’astre de la nuit.

Cette parabole, conçue comme un véritable conte, enseigne l’importance de la solidarité et de l’altruisme et exalte l’empathie et la compassion entre les individus, les pays et les cultures.
La transposition graphique de ce conte aztèque sur les façades de la place des Terreaux s’inspire des illustrations très colorées des communautés traditionnelles.
Renato González -Gutierrez est un artiste mexicain qui poursuit une carrière artistique dans le spectacle et les arts visuels depuis 2004.

Il a réalisé et participé à différents projets d’art numérique, de vidéo danse, collaborations interdisciplinaires, installations vidéo, vidéo mapping en 3D et animation numérique.

2E ARR – PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

Frame Perspective

Olivier Ratsi (concept & direction artistique) et Thomas Vaquié (design sonore)
Production : Crossed Lab

Suspendus au dessus du bassin de la place de la République, 56 cadres lumineux placés en deux rangées se succèdent, formes géométriques alignées et démultipliées

Leur perspective est soulignée par une composition lumineuse organique, évoquant une respiration ou une vague. Cette représentation matérielle et physique d’une sémantique graphique virtuelle joue avec la perception du public. Chacun, selon son point de vue, a sa propre vision de l’œuvre dans son ensemble.

Par son échelle et son rythme, Frame Perspective crée un rapport physique avec le spectateur puis l’implique dans une temporalité propre.
Cette œuvre est issue de la série Ecylose, initiée en 2012 par Olivier Ratsi, et traitant de la perception de l’espace.

Artiste plasticien français de renommée internationale, Olivier Ratsi travaille sur la déconstruction des repères spatio-temporels. Ses œuvres amènent le spectateur à se questionner sur sa propre interprétation du réel. Cofondateur et ancien membre du collectif d’artistes AntiVJ, Olivier Ratsi travaille désormais en solo.

Il a exposé dans des galeries, musées et festivals du monde entier (Paris, Tokyo, Hong Kong, Madrid, Pittsburgh, Shanghai, Séoul, Taichung).

Frame Perspective a été exposée en 2021 à la Gaîté Lyrique dans le cadre de l’exposition Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière, dédiée à son travail.

2E ARR – PLACE DES CÉLESTINS

Synergetics

LTBL (Benjamin Petit et Marion Roche)

Les lignes et triangles de néons d’un dôme
géodésique de 8 mètres de diamètre sont parcourus
par des flux lumineux.

Ils représentent les connexions et communications numériques mises en place à travers le monde pendant le confinement. Cette chorégraphie lumineuse a été générée à partir des données de téléchargement d’applications de visioconférence.

Symbole d’interrelation, de réseau, solidaire et autonome à la fois, cette architecture repose sur une structure au sein de laquelle la tenue de l’ensemble est assurée par la solidité des éléments entre eux.

Pour ses créateurs, cette œuvre contemplative constitue une allégorie de ce que pourrait être un nouveau modèle social basé sur une coopération créative de tous les individus où le collectif prime sur l’individuel.

Studio créatif, LTBL – Let There Be Light – opère depuis 2012 sur le territoire lyonnais, spécialisé dans la conception et le développement d’installations digitales interactives pour les domaines de l’exposition, des showrooms, de la muséographie, de l’événementiel et du spectacle vivant.

L’équipe a participé plusieurs fois aux éditions précédentes de la Fête des Lumières, sous le nom de Beam’Art jusqu’en 2015 puis LTBL.

8E ARRONDISSEMENT – QUAI ROMAIN ROLLAND

[AB] géométrie variable

Caty Olive / La BF15 / Production : Manifesto

De fines perches de lumière de taille identique sont insérées à la base de la ramure des arbres.

Depuis le quai Romain Rolland, l’installation offre l’expérience immersive d’une traversée sous les lignes incandescentes posées sur les branches.
Depuis la rive gauche de la Saône, ce sillage lumineux des arbres offre une vue panoramique qui s’étire, telle une partition rythmée
par les ondulations lumineuses.

Diplômée en scénographie à l’ENSAD de Paris, Caty Olive réalise des espaces lumineux. Partageant ses activités entre l’architecture, les expositions, les installations visuelles, les spectacles musicaux ou chorégraphiques, les opéras et l’enseignement, Caty Olive collabore à des projets chorégraphiques et performatifs de la scène contemporaine et a travaillé avec de nombreux artistes, et plus particulièrement avec Christian Rizzo. Le fil conducteur de ses créations repose sur son intérêt pour l’instabilité et les altérations de la lumière.

Cette œuvre entrera en dialogue avec une composition sonore réalisée par l’artiste Nosfell, avec le soutien du Grame. Chanteur et musicien Nosfell utilise pour une majeure partie de son répertoire: le klokobetz, une langue inconnue qui définit son univers poétique personnel.

1ER ARR – PLACE LOUIS PRADEL

Phénix

Julien Menzel / Son : Damien Reynaud / Production : Number8

Un phénix de néons vibre de multiples couleurs vives et changeantes, évoquant les magnifiques plumages d’oiseaux tropicaux

Cet animal mythique symbolise l’espoir et la renaissance, à l’instar de certaines espèces menacées qui peinent à se redévelopper. L’ambiance sonore, composée de chants d’oiseaux enregistrés en Guyane transporte le visiteur du centre-ville au cœur d’une forêt tropicale.

Artiste lyonnais, franco-allemand, travaillant la lumière, le pixel et la cinétique, Julien Menzel est architecte de formation.

Son travail s’exprime par des installations, lumineuses et interactives, de mapping et d’art optique. Il appartient à un collectif lyonnais, NUMBER8, avec lequel il a produit le Stégosaure Gustave de «Jurassic Spark» présenté à la Fête des Lumières en 2016.

2E ARR – COLLINE DE FOURVIERE

Visions

Luminariste : Benjamin Nesme (Concepteur lumière) et Marc Sicard (Conception graphique)
Production : GL Events

A la manière des peintres symbolistes du XIXe siècle, le dessin de lumière projeté sur les façades figure une faune et une flore fantasmagoriques qui dialoguent avec les symboles des monuments de ce quartier historique

Pour concevoir ce tableau, les dessins ont été réalisés manuellement sur des diapositives en verre, dans un atelier de création de vitraux. Quant au matériel de projection, il s’agit de projecteurs PIGI fonctionnant sur le principe de l’appareil photo argentique, à rebours de la course technologique des créations numériques actuelles.

A la tête de Luminariste, Benjamin Nesme crée les lumières et/ou la vidéo pour le spectacle et l’architecture. Pour la conception de Visions, il a collaboré avec Marc Sicard, illustrateur et designer, qui a réalisé le dessin, et Jean Mône, Maître Verrier à l’Atelier Vitrail Saint-Georges

2E ARR – PLACE DE LA BOURSE

Vortex-1

LIGHTLAB CREATIVE (conception lumière) et YO (conception musique) / Production : Lightlab Creative

Surgis de l’obscurité, des anneaux lumineux se forment. Tout d’abord unis, ils tournoient à différentes allures, scannant l’espace et créant un champ de force autour d’eux.

Au fur et à mesure, de petits déséquilibres s’accumulent et les mouvements lumineux et sonores se décorrèlent.

LightLab Creative réunit de jeunes designers lumières rassemblés sous l’impulsion d’Alexandre Lebrun, designer et directeur de la photographie
depuis plus de 20 ans. Partageant cette passion du dessin de la lumière, Charlotte Galabru, Aurélie Nedjar et Antoine Pintout, accompagnés de Eve
Ottino, conçoivent des espaces et des expériences qui jouent sur notre perception de la lumière.

5E ARR – BERGES DU RHÔNE

PARC DE LA TÊTE D’OR

Pour la première fois, le Parc de la Tête d’Or, havre de tranquillité et de verdure au cœur de la ville, accueille trois œuvres qui rendent hommage à la nature et aux éléments, à découvrir au fil d’une paisible balade dans la pénombre

La Rivière

Cédric Le Borgne / Production : Skynight / Projet financé par la Compagnie Nationale du Rhône

À l’orée arborée des berges du Rhône, la vie du fleuve s’invite hors de l’eau.

Les visiteurs sont accompagnés dans leur cheminement vers le Parc de la Tête d’Or par de grandes carpes nageant paisiblement au-dessus de leur tête. Les poissons, lumineux et translucides, s’animent au rythme des reflets argentés de leurs écailles. Leur présence crée un rapport à la fois intimiste et majestueux.

Né en 1972 à Paris, Cédric le Borgne vit et travaille à Toulouse. Cet artiste de dimension internationale développe un travail tant politique qu’introspectif, sous forme d’installations et de performances. Il cherche dans ses travaux à explorer l’âme humaine jusque dans ses derniers retranchements. Il sublime la ville, la transcende dans une recherche qui n’est pas seulement esthétique ou sensitive, mais sociale et politique : elle est le territoire du «vivre ensemble»

6E ARR – PARC DE LA TÊTE D’OR
→ Sur la pelouse face à l’entrée des Enfants du Rhône

La créature du lac

Nicolas Paolozzi / Création sonore : Baptiste Martineau / Production : Module

Hydra est une créature mythique vivant dans le lac du parc depuis des millénaires.

Tel un gigantesque serpent de mer, il sort la nuit venue pour déambuler parmi les visiteurs, son corps évoluant en torsion au milieu d’un champ de fleurs de lotus, symboles de douceur de l’âme et de mansuétude. Cet esprit protecteur veille avec bienveillance sur la faune et la flore du parc.
Le corps de la créature est traversé d’une douce énergie lumineuse, et ses murmures sont enveloppés dans une atmosphère sonore apaisante.

Sa taille engendre un changement d’échelle avec le public, suggérant une sensation d’humilité.
Cette installation contemplative invite à méditer sur la relation entre Homme et Nature.

Artiste plasticien et architecte, Nicolas Paolozzi conçoit des installations artistiques depuis 2011 avec le Collectif RDV, dont il est cofondateur.
Rassemblant des compétences venant d’horizons différents, celui-ci a évolué vers une pratique transversale de l’architecture, explorant les possibilités offertes par l’image et le son au travers de nombreux projets : scénographie, expositions, performances, microarchitectures éphémères.

Depuis 2017, il développe la notion d’architecture à grande échelle. Considérant l’espace comme un ensemble d’interactions, il conçoit des structures hybrides oscillant entre matériaux tangibles et intangibles offrant au spectateur une expérience immersive et singulière de l’espace.

6E ARR – PARC DE LA TÊTE D’OR
→ De l’entrée du parc à la bordure du lac,
en passant par les sous-bois jusqu’au kiosque.

Vegetal’lum

Erik Barray / Équipe artistique : Raphaël de la Espriella, Richard le Guezennec, Franck Longueville.
Production : Atelier Erik Barray / Projet financé par AG2R la Mondiale

Douces ponctuations dans l’obscurité, d’insolites et poétiques objets lumineux en vannerie composent une scénographie végétale qui crée un univers féérique au sein du parc tout en valorisant son patrimoine naturel

Dans sa déambulation, le visiteur croise des nids lumineux installés au creux des arbres, éclairant subtilement les sous bois. D’improbables plantes phosphorescentes sont nonchalamment suspendues au-dessus de l’eau du lac ou ornent la pelouse. À portée de son regard, d’étranges essaims, de délicates lucioles et d’éphémères papillons nocturnes illuminent le kiosque.
Formé à l’art de la vannerie à l’école de Fayl Billot, Erik Barray fonde en 1978, un atelier dédié au travail du tressage dans l’espace public.

Ce sculpteur végétal joue sur les paysages et crée des installations spectaculaires, proches du land art. En 1993, la marque Louis Vuitton lui confie la décoration de ses 150 boutiques.

En 2018, après une résidence avec les indiens Quichuas, l’éco-designer détourne matériaux et techniques traditionnelles d’Équateur pour la création de Nido de Luz à la Fiesta de la Luz de Quito. Cette œuvre a inspiré Lucioles et Lianes présentée dans le cadre de l’édition 2019 de la Fête des Lumières.

6E ARR – PARC DE LA TÊTE D’OR
→ Sur le lac et la berge opposée, après l’île au Souvenir

Ricochets

Jérôme Donna, Direction de l’Eclairage Urbain de la Ville de Lyon (DEU)

Le calme du lac du Parc de la Tête d’Or est soudainement troublé par l’apparition d’ondes lumineuses, de lignes de ricochets majestueuses qui se forment sur sa surface

Seraient-ce d’hypothétiques éléments tombés du ciel, comme des gouttes qui irradient le lac, ou plutôt, des créatures subaquatiques qui participeraient également à cet étrange phénomène ?

Ces ondes flottantes brillent, circulent et viennent envahir l’espace, venant surprendre les spectateurs.

Les vibrations lumineuses se déploient avec ampleur, allant s’élever jusqu’à la cime des grands arbres de la rive opposée, laissant surgir de l’obscurité la nature riche et imposante du parc.

Après un diplôme d’architecte d’intérieur à l’ESAIL, Jérôme Donna explore la lumière urbaine sous toutes ses formes. D’abord chargé de projets pour Les Éclairagistes Associés (LEA), il poursuit son parcours comme éclairagiste et artiste lumière à la Direction de l’Éclairage Urbain de la Ville de Lyon. À ce titre, depuis 2004, Jérôme Donna défriche de nouveaux lieux pour la Fête des Lumières. Pour chaque édition, il crée et conçoit une œuvre qu’il réalise avec d’autres passionnés de son équipe

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Isabell Werth

LONGINES EQUITA LYON CONCOURS HIPPIQUE INTERNATIONAL – Coupe du monde FEI de dressage : ISABELL WERTH, ASSURÉMENT LA REINE DU BAL

LYON
EUREXPO
27 OCTOBRE
31 OCTOBRE
2021

Pour cette dixième édition de l’étape FEI Dressage World CupTM Grand Prix Freestyle presented by FFE Generali du Longines Equita Lyon, Concours Hippique International, devant des tribunes combles, la reine Isabell Werth n’a pas failli.

Pour la sixième fois, la dresseuse allemande s’est imposée, conservant sa couronne sans discontinuer depuis 2016.

Présidés par la Française Isabelle Judet, les juges ont savouré la prestation de la cavalière allemande avec Weihegold Old, leur décernant la note de 84.910%. C’est donc la deuxième victoire de ce couple dans l’arène lyonnaise, la précédente remontant à 2016, la cavalière s’étant imposée en 2017, 2018 et 2019 avec son fidèle Emilio 107 et en 2010 avec Warum Nicht.

« Je suis très fière et heureuse d’être de retour à Lyon. Le retour à une vie presque normale est quelque chose d’incroyable et de fabuleux. Je suis, bien sûr, heureuse d’avoir remporté cette épreuve, malgré quelques erreurs. Mon programme est d’aller à Stockholm avec Weihegold Old, Dortmund avec Emilio et Francfort avec Weihegold Old pour faire ses adieux à la scène là où tout a commencé », s’est exprimé l’amazone lors de la conférence de presse. Une nouvelle victoire pour cette grande dame de la discipline, six fois championne du monde, douze fois championne d’Europe et sept fois médaillée d’or aux Jeux olympiques.

Sur la deuxième marche du podium, on retrouve la jeune Danoise Nanna Skodborg Merrald sur Atterupgaards Orthilia, qui s’est offert son record personnel avec 83.695%. « J’aime la pression et sentir tous les yeux rivés vers moi est quelque qui me motive.

Retrouver le public après deux années était vraiment quelque chose de très agréable ! » , s’est enthousiasmée la dauphine de l’épreuve. Deuxième du Grand Prix la veille et troisième aujourd’hui, l’Allemand Frederic Wandres a su envoûter le jury avec son alezan de quatorze ans, Duke of Britain FRH, récoltant la note de 81.640%.

« J’avais un très bon feeling en venant ici à Lyon car je me souvenais de mon passage en 2019 qui avait été très agréable et m’avait laissé de bons souvenirs. À suivre, je souhaiterais me rendre à Madrid, Londres, Francfort et Malines » , a-t-il commenté devant la presse. On notera la belle quatrième place de la Danoise Cathrine Dufour, très attendue au Longines Equita Lyon, Concours Hippique International.

Pour sa première venue sur cette piste, la cavalière a présenté pour la première fois à un tel niveau d’épreuve son jeune Vamos Amigos de neuf ans, récoltant la belle moyenne de 81.135%.

Du côté des Tricolores, trois couples ont eu le plaisir de dérouler leur reprise musicale. Première Française en lice, Marie-Émilie Bretenoux a présenté un Quartz of Jazz autour du thème musical d’Harry Potter, jugé à 73.800%. Ont suivi Anne-Sophie Serre sur sa fidèle Actuelle de Massa, 74.335%. Mais ce sont bien Morgan Barbançon et Sir Donnerhall II Old qui ont obtenu la meilleure moyenne française avec 75.980%, synonyme d’une 10e place.

« J’adore la saison indoor avec Gus (le surnom de Sir Donnerhall). Nous préférons tous les deux cette atmosphère, et ce que nous aimons par-dessus tout, c’est la Reprise Libre en Musique. Aujourd’hui, nous présentions notre nouvelle reprise, mais nous avons eu quelques petits soucis de communication, donc je suis effectivement déçue. Nous allons travailler pour la suite, c’est-à-dire Madrid et Malines pour la fin de l’année, puis nous verrons », a déclaré la cavalière à l’issue de l’épreuve

Unanimement, les cavaliers ont salué le retour à la vie presque normale, et au plaisir de retrouver le public autour de la piste. Un sentiment partagé par Sylvie Robert, présidente de GL events Equestrian Sport, organisateur du Longines Equita Lyon, Concours Hippique International, qui en a également profité pour remercier ses partenaires :

« Tout d’abord, je tiens à remercier la FEI de sa confiance. Ensuite, je remercie la FFE et Generali, ainsi que les cavaliers exceptionnels présents sur ce concours. Effectivement, nous sommes très heureux de pouvoir renouer avec la compétition, le circuit Coupe du monde et les événements avec le grand public. Tout cela crée une certaine émulation, un engouement, et les gens semblent heureux. Pour nous, c’est une belle récompense. »

. Du 27 au 31 octobre 2021 à Lyon-Eurexpo.
. Ouvert tous les jours de 8h30 à 20h30, sauf :
. le jeudi 28 octobre : accès à la tribune de la carrière internationale à partir de 8h pour l’épreuve FEI Dressage World Cup TM Short Grand Prix presented by CREARA,
. le samedi 30 octobre, de 8h30 à 22h30 (nocturne),
. et le dimanche 31 octobre, de 8h30 à 19h

BILLETTERIE SPORT ET SOIRÉES « SPORT ET SPECTACLE »
. Vendredi 29 octobre, 19h30*, saut d’obstacles : à partir de 36 €**
Longines Grand Prix suivi du spectacle équestre « Signature »
. Samedi 30 octobre, 20h*, saut d’obstacles : à partir de 36 €**
Equita Masters presented by Hermès Sellier, suivis du spectacle équestre « Signature »
. Dimanche 31 octobre, 13h00*, étape Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles, Longines FEI Jumping World CupTM : à partir de 36 €**
* Horaires susceptibles d’être modifiés.
** Avec ce billet, l’accès au salon le jour de la venue du titulaire du billet est offert.

.
BILLETTERIE LYON WESTERN HORSE SHOW
. Samedi 30 octobre, en soirée*, Finale NRHA Euro Derby Open Sec.2 : 36 €**
* Horaires susceptibles d’être modifiés.
** Avec ce billet, l’accès au salon le jour de la venue du titulaire du billet est inclus.

L’APPLI EQUITA EST DÉSORMAIS DISPONIBLE GRATUITEMENT !
L’application Equita est désormais disponible sur Apple Store et Play Store ! Nouvelle, unique et gratuite, l’appli Equita permet en quelques clics de découvrir le programme des compétitions, des différentes animations et conférences et de trouver rapidement l’emplacement des stands recherchés. Toujours plus fort : l’appli Equita permet également de suivre en direct trois carrières du salon et de télécharger chaque parcours de saut d’obstacles et reprise de dressage !

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EQUITA LYON 2021

COUPE DU MONDE FEI DE DRESSAGE : L’Allemande Isabell Werth prend la main dans le GRAND PRIX SHORT

De 8h30 à 11h, les amateurs de dressage ont pu suivre ce matin le FEI Dressage World CupTM Short Grand Prix présenté par CREARA sur la piste internationale du Longines Equita Lyon, Concours Hippique International. Un beau plateau s’était donné rendez-vous pour cette deuxième étape de la Ligue d’Europe de l’Ouest du circuit Coupe du monde FEI, sous le regard avisé des cinq juges internationaux, présidés par la Hollandaise Francis Verbeek.
 
Avant-dernière à s’élancer sur le rectangle, c’est presque sans surprise que la reine de la discipline, tenante du titre, multi-médaillée et grande habituée du Longines Equita Lyon, l’Allemande Isabell Werth, s’est imposée sur sa fidèle et élégante Weihegold Old. Tout en fluidité, le duo a séduit les juges à hauteur de 78.421%. « C’était assez excitant car nous courions sur un nouveau format de Grand Prix pour la première fois. Je suis très satisfaite de ma jument, qui était un tout petit peu inquiète avec cette nouvelle reprise, mais qui a très bien fait son job. Je suis tellement heureuse d’être de nouveau au Longines Equita Lyon. C’est vraiment l’un des plus beaux concours indoor du monde, donc c’est juste fabuleux de pouvoir de nouveau concourir ici », s’est exclamée la championne à l’issue de la remise des prix. Deuxièmes, l’Allemand Frederic Wandres et Duke of Britain FRH ont présenté une très belle reprise à 75.947%, signant leur record personnel. De même, la Danoise Nanna Skodborg Merrald et Atterupgaads Orthilia ont atteint leur meilleure note dans cet exercice avec 75.342%, s’adjugeant la troisième place.
Très attendue sur cette piste, où elle venait pour la première fois, la Danoise Cathrine Dufour, numéro 2 mondiale, a présenté Vamos Amigos, tout juste âgé de neuf ans. Une grande première pour ce jeune cheval, peut-être un tantinet inquiet en début de reprise et récoltant une note de 73,895%, lui offrant la sixième place du jour. Gagnante de l’étape lyonnaise en 2015, l’Espagnole Beatriz Ferrer-Salat a présenté sa monture olympique de Tokyo, Elegance, empochant une cinquième place avec une note de 75.026%. Au cours de cette matinée, le public a également eu le plaisir de retrouver le jeune (et beau) dresseur espagnol Juan Matute Guimon, en selle sur son complice de quinze ans Quantico, s’offrant un Short Grand Prix régulier noté à 71.842%. Premier cavalier marocain à représenter son pays aux Jeux olympiques de Londres en 2012 et aux Mondiaux de Caen en 2014, Yessin Rahmouni est apparu pour la première fois dans l’arène lyonnaise sur la selle de All At Once, vu aux JO de Tokyo, pour un total de 69.526%.
 
Du côté des Tricolores, Anne-Sophie Serre et Actuelle de Massa, premières à ouvrir le bal ce matin, ont signé une performance à 69.605%. Deuxième couple français à prendre le départ, les médaillés de bronze au dernier championnat de France, Pierre Volla et Silvermoons Mariechen, ont présenté leur première reprise à ce niveau de compétition, jugée à 68.184%. Marie-Émilie Bretenoux et son fidèle Quartz of Jazz ont affiché un total de 68.553%. Enfin, Sir Donnerhall II Old et Morgan Barbançon ont signé une belle performance créditée de 72.079%, soit le meilleur résultat français du jour, synonyme d’une honorable 8e place.

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LES TROIS JOURS DU CONDOR - FESTIVAL LUMIERE 2021

« Les Trois jours du Condor » – FESTIVAL LUMIERE 2021

Three Days of the Condor

de Sydney Pollack , États-Unis , 1975

Sydney Pollack

Romancier sans succès, Joseph Turner (Robert Redford) travaille comme documentaliste à l’American Literary Historical Society à Washington, paravent d’une section de la CIA. Son travail consiste à déceler, dans les romans policiers et d’espionnage, des traces de fuites ou de nouvelles idées originales à exploiter. Croyant avoir découvert un réseau clandestin au sein même de l’institution, Turner rédige un rapport. Quelque temps après, tous les membres de sa section sont assassinés. Paniqué, Turner contacte en urgence son responsable, sous son nom de code, Condor. Il est invité à se tenir à l’écart de l’enquête, mais choisit de désobéir…

Avec Les Trois Jours du Condor, Sydney Pollack se lance dans le genre ouvertement politique. Tourné après le scandale du Watergate mais avant Les Hommes du président d’Alan J. Pakula (1976), le film s’inscrit dans la vague de films américains des années 70 dont le cœur est la théorie du complot. Adapté du roman du journaliste d’investigation James Grady, Six Days of the Condor, le film a été allégé des ressorts grandiloquents du livre. Michael Henry déclarait à propos du cinéaste : « Rien ne le rebute autant que le manichéisme ou le dogmatisme. De toute évidence, il préfère les individus aux idées, les sentiments aux idéologies, les nuances du gris au contraste du noir et blanc. On reconnaît là une des vertus de cet humanisme indéfectible qui produisit les œuvres les plus généreuses des années 50. » (Positif n°178, février 1976)

Sydney Pollack impose ici une atmosphère oppressante : le ciel se couvre de nuages menaçants, les longues focales rendent imperceptible l’arrière-plan et enveloppent Turner de contours inquiétants. Le film plonge le spectateur dans un New York labyrinthique, truffé de cabines téléphoniques, d’ascenseurs et autres espaces clos, jalonnant la fuite permanente du héros et sa quête contrariée de vérité.

Au-delà d’être un excellent thriller, Les Trois Jours du Condor offre une vision inédite des dessous de la CIA, à la fois secrète, puissante, inhumaine. Le cinéaste met en scène un monde où seules dominent la suspicion et la loi du secret. Le film apparaît aujourd’hui doté d’un caractère intemporel. Dépassant la simple dénonciation d’une conspiration, il évoque la solitude de l’homme au sein d’un système qui éloigne les individus. La méfiance évolue en paranoïa, cette dernière contaminant tout ce qui entoure le fugitif. Pour Sydney Pollack : « Peu de choses expriment la vérité autant que le font les mensonges. » (Positif n°572, octobre 2008).

Les Trois Jours du Condor (Three Days of the Condor)
Etats-Unis, 1975, 1h57, couleurs (Technicolor), format 2.39

Réalisation Sydney Pollack
Scénario Lorenzo Semple Jr., David Rayfiel, d’après le roman Les Six Jours du Condor de James Grady
Photo Owen Roizman
Musique Dave Grusin
Montage Don Guidice
Décors George DeTitta
Costumes Joseph G. Aulisi, Theoni V. Aldredge
Production
Stanley Schneider, Sydney Pollack, Dino De Laurentiis Company, Paramount Pictures, Wildwood Enterprises, Condor Production Company
Interprètes
Robert Redford (Joseph Turner / Le Condor), Faye Dunaway (Kathy Hale), Cliff Robertson (Higgins), Max von Sydow (Joubert), John Houseman (Mr. Wabash), Addison Powell (Leonard Atwood), Walter McGinn (Sam Barber), Tina Chen (Janice Chon), Michael Kane (Wicks), Don McHenry (Docteur Lappe)

Sortie aux États-Unis : 24 septembre 1975
Sortie en France : 21 novembre 1975

Restauration 4K au laboratoire Hiventy en 2019 supervisée par Studiocanal.

Distributeur : Les Acacias

Séances

ACHAT di 10 17h45 – UGC Astoria
présenté par Lucas Belvaux

ACHAT lu 11 17h – UGC Confluence
présenté par Jean Ollé-Laprune (Historien du cinéma)

ACHAT ma 12 20h30 – Cinéma St-Denis
présenté par Lucas Belvaux

ACHAT je 14 20h30 – Caluire
présenté par Clovis Cornillac

ACHAT ve 15 18h45 – Pathé Bellecour
présenté par Jean-Paul Salomé

ACHAT di 17 17h – Cinéma Opéra
présenté par Jean-Paul Salomé

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OUT OF AFRICA - FESTIVAL LUMIERE 2021

« OUT OF AFRICA » – FESTIVAL LUMIERE 2021

de Sydney Pollack , États-Unis , 1985

Sydney Pollack – Grandes projections

1914. Éconduite par son amant, Karen (Meryl Streep), jeune aristocrate danoise, décide d’épouser le frère jumeau de celui-ci, le baron Bror von Blixen (Klaus Maria Brandauer). Elle le rejoint au Kenya où leur projet d’élevage se voit transformé par Bror en plantation de caféiers. Mais délaissée par son mari, Karen tombe sous le charme de Denys Finch Hatton (Robert Redford), chasseur farouchement épris de liberté.

Out of Africa - Souvenirs d'Afrique en Blu Ray : Out of Africa - AlloCiné
Projection au FESTIVAL LUMIERE 2015


« I had a farm in Africa… » C’est de sa légendaire voix rauque que Meryl Streep, campant le personnage principal de La Ferme africaine de Karen Blixen, entame le long flash-back qu’est Out of Africa. Un retour sur la vie de cette Danoise devenue Africaine, fermière sur des terres arides, tandis que l’Europe sombre dans la guerre. Une aventurière flamboyante, mais malchanceuse en amour. Alors, c’est de l’Afrique qu’elle tombe amoureuse, de son métier, de la terre et des Kikuyus.

Sydney Pollack disait du roman qu’il était « une pastorale, un poème en prose ». Une matière riche d’impressions subtiles, quasiment impossibles à retranscrire à l’écran. Le cinéaste fait alors le choix d’un film au classicisme élégant, privilégiant un rythme lent et mélancolique, dont le lyrisme est aussi prégnant que les paysages arides. Une plongée de plus de 2h30 dans l’Afrique des années 20, grâce à des moyens impressionnants. Une ampleur qui lui fera dire plus tard : « Si le film n’avait pas marché, j’aurais vraiment ruiné les studios. » Il obtiendra sept Oscars en 1986.

« Élans de cœur, hymne à la beauté et à l’innocence, exotisme, métaphysique, Out of Africa brasse et embrasse toutes les composantes du matériau cinématographique, en un film qui résume tous les films. Non comme un catalogue ou un album de belles images, mais comme une fresque vibrante, généreuse et grave. Parcourue de part en part par une sorte de tristesse légère et inéluctable, qui est le sentiment même de la vie et la marque de l’art. » (Michel Boujut, L’Événement du jeudi, 27 avril 1986)

Out of Africa
États-Unis, 1985, 2h41, couleurs, format 1.85

Réalisation Sydney Pollack
Scénario Kurt Luedtke, d’après le roman La Ferme africaine et d’autres œuvres de Karen Blixen, ainsi que des ouvrages Karen Blixen de Judith Thurmanet Silence Will Speak d’Errol Trzebinski
Photo David Watkin
Musique John Barry
Montage Pembroke J. Herring, Sheldon Kahn, Fredric Steinkamp, William Steinkamp
Décors Herbert Westbrook, Colin Grimes, Cliff Robinson, Josie MacAvin
Costumes Milena Canonero
Production Sydney Pollack, Terence A. Clegg, Mirage Enterprises, Universal Pictures
Interprètes
 Meryl Streep (Karen), Robert Redford (Denys Finch Hatton), Klaus Maria Brandauer (Bror von Blixen), Michael Kitchen (Berkeley Cole), Malick Bowens (Farah), Joseph Thiaka (Kamante), Stephen Kinyanjui (Kinanjui)

Sortie aux États-Unis : 20 décembre 1985
Sortie en France : 26 mars 1986

Nouvelle copie restaurée.

Distributeur : Universal Pictures

Séances :

ACHAT di 10 15h – Pathé Bellecour
présenté par Anne Le Ny

ACHAT ma 12 19h – UGC Astoria

ACHAT je 14 20h – Décines

ACHAT sa 16 20h30 – UGC Cité Internationale
présenté par Eric Guirado

ACHAT di 17 14h15 – UGC Confluence

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JANE CAMPION, PRIX LUMIERE 2021

La Leçon de piano (1993) – Jane Campion

La cinéaste néo-zélandaise Jane Campion recevra le Prix Lumière lors de la 13e édition du festival Lumière, qui se déroulera à Lyon du samedi 9 au dimanche 17 octobre 2021. C’est un style reconnaissable parmi tous les autres, une esthétique hors du commun et une poésie fulgurante que salue le 13e Prix Lumière en honorant son cinéma

Depuis son premier court métrage, Peel – An Exercise in Discipline (1982, Palme d’Or au Festival de Cannes) jusqu’au triomphe de sa série Top of the Lake, Jane Campion explore les sphères du désir et des relations humaines en livrant une galerie de portraits parmi les plus beaux de l’histoire du cinéma, femmes de tête incarnées par Holly Hunter, Nicole Kidman, Meg Ryan, Jennifer Jason Leigh, Elisabeth Moss ou encore la débutante Anna Paquin qui reçoit l’Oscar à 11 ans pour son rôle dans La Leçon de piano

A l’aube des années 1990, Jane Campion a émergé d’une génération de nouveaux auteurs comme les Coen, Tarantino, Soderbergh, etc. En 1989, la cinéaste (auteure d’une poignée de courts métrages remarqués notamment par Pierre Rissient) débarque avec son premier long Sweetie. Voix off évocatrice, composition photographique des plans, fissure de la normalité jusqu’au malaise… Le style Campion secoue la planète cinéma. C’est avec cette tension provocatrice qu’elle adapte, l’année suivante, le roman de Janet Frame Un ange à ma table, où elle dirige trois actrices pour trois âges de la vie d’une même femme, enfermée dans un asile et qui s’évade par l’écriture

JANE CAMPION PRIX LUMIERE 2021
Prod DB © /DR Jane Campion Realisatrice neo zelandaise nee en 1954 tournage, portrait, lunettes de soleil

Le film suivant, La Leçon de piano, produit avec Pierre Rissient pour la société française Ciby 2000 (qui, dans les années 1990, accueillit Bernardo Bertolucci, David Lynch, Pedro Almodóvar, Emir Kusturica ou Mike Leigh), impose Jane Campion comme une cinéaste majeure. Un projet de longue haleine initié à la fin de ses études mais que son ampleur et son coût repoussaient sans cesse. En 1993, le film, dont la force et le lyrisme sont à rapprocher de l’oeuvre d’Emily Brontë et de la poésie d’Emily Dickinson, remporte la Palme d’Or au Festival de Cannes. Plongés dans la jungle luxuriante de la Nouvelle Zélande, en pays Maori, les acteurs Holly Hunter, Harvey Keitel, Sam Neill et Anna Paquin font merveille dans l’un des films les plus troublants sur le désir.

Jane Campion est au sommet et ne le quittera plus jamais. Que ça soit Portrait de femme (1996), adapté d’Henry James et porté par Nicole Kidman et John Malkovich, le road trip « New Age » Holy Smoke, qui révèle toute lasubtilité du jeu de Kate Winslet, le thriller virtuose In the Cut, remarquable incursion dans le film de genre avec Meg Ryan, Jennifer Jason Leigh et Mark Ruffalo, ou Bright Star, évocation en forme de chef-d’oeuvre de la vie du poète John Keats, chacun de ses films est un événement. D’autant plus fort que Jane Campion est rare. Sept longs métrages en 20 ans qui composent une filmographie unique et un cinéma à la fois personnel et universel.

En 2014, elle surprend avec la série Top of the Lake, dont les deux saisons la placent au coeur de cet art nouveau.
Elle fait partie des cinéastes qui se livrent à l’exercice comme une continuation de leur travail et comme la possibilité de porter leurs voix vers un public différent.

À l’automne prochain, Jane Campion dévoilera son nouveau film, The Power of the Dog, qu’elle a développé pour Netflix. Adapté d’un livre de Thomas Savage, elle y dirige Benedict Cumberbatch et Kirsten Dunst.

Jane Campion fut la première femme à remporter la Palme d’Or et la première réalisatrice Présidente du Jury à Cannes en 2014.
Elle sera la première réalisatrice à le recevoir le Prix Lumière, le «Nobel du cinéma» de la rue du Premier-Film.
La célébrer est une évidence et une fierté. Ce fut aussi l’une des dernières volontés de Bertrand Tavernier.
Elle succédera à Jean-Pierre et Luc Dardenne, Francis Ford Coppola, Jane Fonda, Wong Kar-wai, Catherine Deneuve, Martin Scorsese, Pedro Almodóvar, Quentin Tarantino, Ken Loach, Gérard Depardieu, Milos Forman et Clint Eastwood.
La remise du Prix Lumière aura lieu à Lyon le vendredi 15 octobre 2021.

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DAVY TISSOT BOCUSE D'OR 2021 SYRHA LYON

HOMMAGE A MONSIEUR PAUL

Davy Tissot, Chef français et lyonnais !! remportait le 27 septembre le Bocuse d’Or au SYRHA * 2021

Son nom rejoint celui des plus grands sur le parvis de l’Auberge de Collonges aux Mont D’or 

« Je dédicace ce Bocuse d’Or à Monsieur Paul qui m’a donné le goût de la cuisine. Ramener le Bocuse d’Or à la Maison c’est un rêve d’enfant. C’est une immense fierté de faire rayonner à nouveau la gastronomie française à travers le monde »

Pour la Box Take away, il s’agissait pour Davy Tissot de délivrer son entrée, son plat et son dessert, tous les 3 autour de la tomate, dans un écrin 100% végétal et biodégradable qui fait appel à l’artisanat et l’esprit d’innovation français

#CoupeDuMondeDeLaGastronomie

* : Salon International de la Restauration de l’Hôtellerie et de l’Alimentation à Lyon

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SYRHA LYON BOCUSE D'OR

SYRHA LYON BOCUSE D’OR

La Finale 2021 du Bocuse d’Or s’annonce riche en nouveautés et plus que jamais en phase avec les tendances sociétales de la cuisine.


Le contexte inédit dans lequel s’inscrit le monde de la restauration depuis plus d’un an a poussé les chefs à des démarches solidaires et une adaptabilité sans précédent.

Le Bocuse d’Or leur rend hommage pour son édition 2021

LABORATORY OF EXCELLENCE

BOCUSE D’OR FINALE 2021

26 – 27 SEPTEMBRE LYON, FRANCE

La cuisine en pleine mutation

La Finale 2021 du Bocuse d’Or (les 26 et 27 septembre) s’annonce riche en nouveautés et plus que jamais en phase avec les tendances sociétales de la cuisine.

Le contexte inédit dans lequel s’inscrit le monde de la restauration depuis plus d’un an a poussé les chefs à des démarches solidaires et une adaptabilité sans précédent. Le Bocuse d’Or leur rend hommage pour son édition 2021.

CANDIDATS

La liste des équipes en compétition

  • Europe : Danemark, Estonie, Finlande, France, Hongrie, Islande, Italie, Norvège, Suède, Suisse
  • Asie-Pacifique : Corée du Sud, Indonésie, Japon, Singapour, Thaïlande
  • Afrique : Tunisie
  • Americas : Chili, Colombie, Costa Rica, Equateur, Uruguay
  • Wild Cards : Russie

JURY

Le Jury du Bocuse d’Or est composé de chefs répartis en deux groupes différents :

Jury Dégustation

Composé d’un représentant de chaque équipe, le jury dégustation a pour objectif de noter les plats des candidats, en fonction de la présentation, du goût, des techniques de travail, du respect des produits, de l’originalité des plats…

Jury Cuisine

Cette année, 12 chefs internationaux de la famille Bocuse d’Or vont composer le Jury Cuisine de la finale. Ils observeront, tout au long de la journée, le travail des candidats, leurs organisations mais aussi le bon respect des sujets du concours (technique de cuisson, etc.).
La composition du Jury Cuisine sera publiée prochainement.

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ÉPREUVES

La situation de ces derniers mois a poussé les chefs à se joindre à des démarches solidaires et à une adaptabilité sans précédent. Le Bocuse d’Or leur rend hommage cette année à travers ses épreuves.

UN HOMMAGE AUX INITIATIVES DES CHEFS

S’inscrivant dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale, le Bocuse d’Or crée le Bocuse d’Or Social Commitment Award, imaginé en partenariat avec l’association Bocuse d’Or Winners. Ce prix récompensera l’implication sociétale d’une équipe dans des domaines liés à l’alimentation (aide alimentaire, , lutte contre le gaspillage, formation, etc.).

LE THEME SUR PLATEAU

Cette épreuve, en partenariat avec les Viandes de Bœuf Label rouge, fera la part belle à un plat chaud réalisé autour du Paleron de bœuf braisé entier. Pour la première fois, les candidats présenteront leur travail sur un plateau unique pour tous les candidats, financé par l’organisation du concours et conçu par notre partenaire De Buyer.

LE TAKE-AWAY, VU PAR LES CANDIDATS DU BOCUSE D’OR

Faisant écho aux nouveaux modes de restauration qui ont vu le jour depuis plusieurs mois, le Bocuse d’Or fait évoluer sont épreuve sur assiette pour une épreuve « take-away ».
Les candidats devront concevoir un menu à emporter entrée, plat et dessert, conçu autour d’un produit de saison : la tomate. Challenge supplémentaire, les candidats devront également utiliser des crevettes dans la création de leur plat principal. Ces deux produits seront fournis aux équipes par notre partenaire METRO.
Le menu ainsi imaginé devra prendre place dans une box mise au point par les candidats eux-mêmes, à partir de matériaux d’origine végétale et obligatoirement réutilisable.

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INFOS PRATIQUES

ADRESSE
SIRHA LYON
Eurexpo Lyon
Boulevard des Droits de l’Homme
69500 BRON
France

COMMENT S’Y RENDRE
Retrouvez toutes les informations sur le site web d’Eurexpo.

PARTICIPER A L’EVENEMENT
Suivez l’évènement en Live sur le site ou sur les médias sociaux !

DATES DU CONCOURS
Dimanche 26 et lundi 27 septembre 2021
Remise des prix le lundi 27 septembre 2021

Pour toutes questions, n’hésitez pas à contacter :
bocusedor@gl-events.com

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BIGGER THAN US

BIGGER THAN US, UN FILM DE FLORE VASSEUR

ELZEVIR FILMS, BIG MOTHER PRODUCTIONS
ET ALL YOU NEED IS PROD PRÉSENTENT

PRODUIT PAR
DENIS CAROT, FLORE VASSEUR ET MARION COTILLARD

FESTIVAL DE CANNES, SÉLECTION OFFICIELLE 2021

96 MIN – FRANCE – DCP – 5.1 – 2020

SORTIE LE 22 SEPTEMBRE 2021

DISTRIBUTION Jour2Fête
Sarah Chazelle & Etienne Ollagnier
9, rue Ambroise Thomas – 75009 Paris
Tél. : 01 40 22 92 15 – contact@jour2fete.com

SYNOPSIS

Depuis 6 ans, Melati, 18 ans combat la pollution plastique qui ravage son pays l’Indonésie. Comme elle, une génération se lève pour réparer le monde. Partout, adolescents et jeunes adultes luttent pour les droits humains, le climat, la liberté d’expression, la justice sociale, l’accès à l’éducation ou l’alimentation. La dignité.

Seuls contre tous, parfois au péril de leur vie et sécurité, ils protègent, dénoncent, soignent les autres. La Terre. Et ils changent tout.

Melati part à leur rencontre à travers le globe. Elle veut comprendre comment tenir et poursuivre son action. Des favelas de Rio aux villages reculés du Malawi, des embarcations de fortune au large de l’île de Lesbos aux cérémonies amérindiennes dans les montagnes du Colorado, Rene, Mary, Xiu, Memory, Mohamad et Winnie nous révèlent un monde magnifique, celui du courage et de la joie, de l’engagement pour plus grand que soi. Alors que tout semble ou s’est effondré, cette jeunesse nous montre comment vivre.

Et ce qu’être au monde, aujourd’hui, signifie.

LE FILM

Aller à la rencontre de jeunes gens qui se lèvent pour « réparer le monde » : des garçons et filles d’à peine vingt ans – hier encore des enfants – mais qui, comme saisis par un sentiment d’urgence et d’injustice, se lancent dans des combats plus grands qu’eux ! Tel est le propos du premier long métrage de cinéma documentaire de l’écrivain Flore Vasseur.

BIGGER THAN US est un film sur la jeunesse. Sur sa lucidité, son refus de voir notre monde sombrer. C’est aussi un film sur la fragilité et la beauté de la vie sur cette planète, notre bien commun, où la joie et l’art de faire ensemble, de lutter ensemble, peuvent encore l’emporter.

C’est un film sur la liberté, malgré tout, et ce choix d’agir dont chacune, chacun, peut encore s’emparer. BIGGER THAN US, c’est aussi la photographie sensible de cette jeunesse en mouvement, et de ses combats autour de thématiques telles que la justice sociale, l’urgence climatique, les droits des femmes ou encore l’accès à l’alimentation et l’éducation.

C’est un voyage aux allures d’odyssée, en sept épopées filmées – Liban, Malawi, Grèce, EtatsUnis, Brésil, Ouganda, Indonésie. Dans chacun de ces pays, chacune de ces réalités sociales et culturelles, Melati Wijsen, – activiste de dix-huit ans à l’origine de l’interdiction des sacs plastiques sur son île de Bali, dont Flore Vasseur avait raconté l’histoire dans un précédent documentaire pour ARTE, – part à la rencontre de jeunes combattantes et combattants du quotidien dont l’engagement ne peut que nous galvaniser.

S’écrivent alors de très touchants dialogues de pair à pair, sur les engagements de leur génération, son courage, son envie de vivre.


Ces « personnages » qui racontent leur combat et quotidien sont :

MELATI WIJSEN
18 ans (20 ans aujourd’hui) | Indonésie
Lutte, depuis l’âge de 12 ans, avec sa sœur Isabel, alors 10 ans, contre la pollution plastique avec leur initiative Bye Bye Plastic Bags. Ensemble, elles ont mobilisé des milliers d’enfants et de touristes et obtenu par décret l’interdiction de la vente et de la distribution de sacs, d’emballages et de pailles en plastique sur leur île. Melati croit au pouvoir de sa génération et développe aujourd’hui Youthtopia

MEMORY BANDA
22 ans (24 ans aujourd’hui) | Malawi
A osé défier la tradition du viol institutionnalisé des jeunes filles dans des camps d’initiation dédiés. A fait cesser cette pratique dans tout le pays, puis a fait modifier la constitution du Malawi pour relever l’âge légal de 15 à 18 ans afin de protéger les filles du mariage forcé. Memory se consacre aujourd’hui à l’émancipation des filles par la sécurisation de leurs droits et leur maintien à l’école. Au Malawi, 42% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Pour le monde, c’est 1 fille sur 5 (Unicef)

MARY FINN
22 ans (24 ans aujourd’hui) | Grèce
S’est engagée, dès ses 18 ans, dans des opérations de sauvetage en mer de migrants au large de la Grèce, la Turquie ou Libye, ou à leur accueil dans les camps de Grèce. Elle témoigne de la situation des réfugiés en Europe et de ses conséquences sur la politique européenne. Aujourd’hui, Mary se forme aussi au métier de sage-femme afin que son travail d’aide humanitaire d’urgence soit encore plus pertinent et bénéfique. On compte 80 millions de réfugiés aujourd’hui, dont 16% seulement dans les pays occidentaux. Ils seront 200 millions en 2050 (source HCR)

MOHAMAD AL JOUNDE
18 ans (20 ans aujourd’hui) | Liban
A construit, à l’âge de 12 ans une école dans un camp de El Marj, à la frontière Libano-syrienne. Parce qu’ayant fui la guerre en Syrie avec sa famille, il avait tout perdu. A commencer par l’école. Aujourd’hui, 200 enfants réfugiés syriens se rendent chaque jour dans l’établissement créé par Mohamad. L’école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage. Mais un espace de sécurité. Mohamad croit à l’incroyable force des réfugiés et notamment des enfants et au pouvoir de transformation de leur récit. Au Liban, 1 personne sur 4 est réfugiée. 54% de ces réfugiés sont des enfants (HCR)

RENE SILVA
25 ans (27 ans aujourd’hui) | Brésil
A créé, à l’âge de 11 ans, le premier média permettant de partager des informations et des histoires sur sa favela écrite par et pour la communauté, « Voz das Comunidades ».
Lui et son équipe de 16 journalistes racontent de l’intérieur leur quotidien de pauvreté, d’inégalités, de racisme et aussi et surtout de résilience. Face à un Etat de plus en plus dictatorial et aux inégalités sociales explosives, René croit au journalisme de proximité et de résistance ainsi qu’au pouvoir des communautés. 397 activistes et journalistes ont été tués dans le monde en 2020, dont 264 en Amérique Latine (ISF et IFG)

XIUHTEZCATL MARTINEZ
19 ans (21 ans aujourd’hui) | Etats-Unis
A attaqué l’Etat du Colorado puis l’Etat américain en justice pour non protection des générations futures. A imposé un moratorium sur l’exploitation du gaz de schiste au Colorado. A fait interdire le recours aux pesticides dans les parcs pour enfants. Aujourd’hui, il utilise son art, la musique et le rap pour porter son combat, la justice environnementale, et défendre son héritage : la sagesse des peuples premiers.

WINNIE TUSHABE
25 ans (27 ans aujourd’hui) | Ouganda
A lancé YICE, une initiative visant à transmettre aux plus démunis, les réfugiés en Ouganda, les bases de la permaculture afin qu’ils puissent survivre sur des sols détruits par les pesticides. La sécurité alimentaire et le développement du troc et du petit commerce leur permettent de sécuriser l’accès de leurs enfants à l’école.
Winnie s’occupe de près de 900 familles et a créé plus de 50 emplois pour les jeunes et les femmes. Pour Winnie, les femmes et notamment les agricultrices sauveront l’Afrique. 84% des sols du continent sont détruits ou très endommagés par les pesticides (FAO).

ENTRETIEN AVEC FLORENCE VASSEUR, RÉALISATRICE

Dans quel cadre avez-vous fait la connaissance de Marion Cotillard, co-productrice du film ?

On sait tous que Marion est très engagée, on voit moins ce que cela implique et ce que cela peut déclencher. Nous nous sommes rencontrées lors d’un week-end qui réunissait des entrepreneurs sociaux, des militants, des réalisateurs autour de l’activiste indien Satish Kumar. Marion était venue avec son bébé, dont elle s’occupait entre les sessions de travail.

Je me suis surprise à la regarder faire, plusieurs fois, émue par les gestes et l’amour qu’elle lui portait. Je me suis reconnue dans sa façon de lui parler, de la rhabiller, de l’endormir. Dans sa façon d’être maman. Et BIGGER THAN US, je pense, est aussi un projet de maman. Je suis allée la voir avec la crainte de la déranger, j’ai failli ne pas le faire.

Marion est sur-sollicitée par des personnes qui pensent tenir le Graal. Mais quelque chose a sonné juste et elle a voulu en savoir plus sur mon projet de film. On s’est revues le lendemain dans Paris, et puis on ne s’est plus quittées. De film de mamans, c’est devenu un film de soeurs. Marion a été de toutes les étapes, de tous les coups durs.


Concrètement, qu’a t-elle apporté ?

Le plus important : la foi. Combien de fois m’a-t-elle remise en selle, alors que j’étais fatiguée ou découragée, prête à une concession, une facilité. Marion a une présence hors norme.

Quand elle est avec toi, tu peux soulever des montagnes.

Comme productrice, elle a aussi amené une personne clé du projet, Christophe Offenstein, le directeur de la photographie. Hyper expérimenté, hyper calme et un coeur en or, qui s’est mis totalement au service du projet, de son propos. Il m’a aussi mis une caméra dans les mains, m’a dit de faire mes images pour que le film soit au plus près de ce que j’avais en tête. Et de fait, on s’en est beaucoup servi. C’est comme cela que je suis vraiment rentrée dans le film…

Marion est aussi de toutes les réunions. Bien sûr, elle nous a aidé à ouvrir les bonnes portes. Et elle n’a rien laissé passer au montage. Aucune facilité une plateforme d’éducation et de partage d’outils pour des jeunes souhaitant s’engager.

Vous parlez d’un « film de sœurs », dont la cadette est donc Melati Wijsen.
A quand remonte votre rencontre ?

En 2016. Tout cela est lié à un moment très spécial qui a eu lieu dans ma vie de maman, et c’est ce moment qui a tout déclenché. À l’époque, mon fils a sept ans, et un midi, pendant le repas, il me regarde et dit : « Ça veut dire quoi, la planète va mourir ? » Ma fille, qui a trois ans de plus, me regarde avec ses grands yeux : « Qu’est-ce qu’il se passe, là ?… »

Moi, je me dis qu’il y a deux options : soit je réponds « Mais non mon chaton, ça n’arrivera jamais, mange ton steak haché », soit je sors les rames. Alors je me lance : « Ecoute, ce que ça veut dire, c’est qu’on est dans un moment où, peut-être, une extinction de masse s’est déclenchée, mais il y en a déjà eu cinq ou six, et la vie a toujours fini par repartir… »

Je me vois lui expliquer ça de façon tellement maladroite ! Je vois deux paires d’yeux qui me regardent, j’ai leur attention comme jamais. Mon fils m’interrompt : « OK, mais moi, je fais comment pour pas mourir ? » Je réfléchis à toute vitesse et il va plus vite que moi : « Bon, si j’ai bien compris, maman, comme tu as dit que c’est à cause de la pollution et du reste, je vais m’enfermer dans la maison. Comme ça, je ne vais pas mourir ». Je lui dis : « Tu vois, tu ne peux pas rester enfermé dans une maison parce qu’il y a les meubles sur lesquels il y a… »

Je me gamelle totalement. Il réfléchit, et heureusement il réfléchit mieux que moi : « Bon, je vais aller en haut de la montagne, là où la pollution ne monte pas, comme ça je pourrai vivre ». « Oui, mais bon qu’est-ce que tu vas faire en haut de ta montagne ? C’est un peu triste, non ? » Il me répond : « Oui, tu as raison. Bon alors, je pourrais être président de la République, et j’arrête toutes les usines ! » Comme il déteste l’école, j’en rajoute une couche : « Oui mais pour être président, il faut travailler l’histoire, le français, savoir très bien écrire… »

« Alors sinon je pourrai être cosmonaute, comme ça, toi, papa et puis ma sœur, on pourra partir sur une autre planète ! » Je dis : « Ouais, t’as raison, mais là, là il faut bosser les maths, hein ! » Un peu rassuré, il me dit alors : « Et toi, tu fais quoi ? Tu fais quoi pour que la planète ne meurt pas, maman ? » Je lui réponds que j’écris des livres, des films sur la corruption, le dessous des cartes tout ça, mais rien à faire : « non, mais maman, sérieusement, tu fais quoi ? » « Ben tu vois, on prend le train, on n’a pas de voiture, on mange bio… » Troisième fois : « Maman, tu fais quoi ? » … « Ben écoute, probablement pas assez… »

Comment passe-t-on d’une conversation, à table, entre une mère et son fils, à un projet de cinéma documentaire aussi ambitieux ?

Mon fils savait que je n’avais pas d’idée précise pour mon prochain film, alors il ne m’a plus lâché avec ça : « Mais maman, tu n’as jamais fait de film sur la pollution ! C’est ça, ce que tu devrais faire non ? »

Et puis l’après-midi même, jolie synchronicité, je regarde enfin le TED Talk de Melati et Isabel Wijsen envoyé par Bruno Giussani, l’un de mes meilleurs amis qui sait que je cherche un sujet. Elles y expliquent leur combat contre le plastique qui pollue et condamne leur île, Bali. Je regarde leur conférence mais passe totalement à côté, presque agacée contre mon ami…

Mon fils rentre de l’école et me lance : « Alors maman, tu as trouvé une solution pour ton film ? » Et là, ça percute. Je retourne voir la vidéo de Melati et Isabel, si jeunes, si vaillantes, et là, je fonds en larmes, car tout est là, sous mes yeux : mon sujet, son sujet. J’appelle Arte, et 3 semaines après, on était partis en Indonésie… Cette thématique et ce choix de travailler avec Melati, je les dois donc à mon fils, qui m’a mise sur le chemin…

Puis à Melati et à sa soeur, que je trouve ahurissantes. A ce moment-là, je croise le génie de l’enfance. Nous, adultes, passons le plus souvent à côté. J’adore cette phrase, qui m’a beaucoup guidée, de ce pédiatre polonais Janus Korczak : « Pour se placer à hauteur d’enfant, il faut se hisser sur la pointe des pieds ».

Dans quel état d’esprit avez-vous abordé le premier voyage effectué pour le film ?

Le tout premier tournage, c’était au Liban, en avril 2019. On est partis un peu la fleur au fusil, sans vraiment savoir ce qu’on allait faire. C’est toujours comme ça dans un documentaire : il y a un tournage qui sert de pilote, ou plus exactement de crash test. Et c’était parfait comme crash test, parce que ce pays lui-même est en crash, totalement par terre – plus encore maintenant que quand nous y avons tourné, mais c’était sous-jacent.

Et puis c’est inhérent à cette population et aux gens avec lesquels on a travaillé, qui sont à la fois d’une gaieté et d’une générosité incroyables, mais aussi d’une fébrilité palpable, liée au fait de vivre sur une poudrière… On est arrivés un peu comme des amateurs. Avec l’équipe technique, on ne se connaissait absolument pas. On a passé beaucoup de temps à se flairer, les uns et les autres. Il y a des questions de légitimité des uns et des autres, y compris la mienne ; et moi, je ne savais vraiment pas comment j’allais prendre le tournage.

J’avais des intuitions, et puis surtout je voulais m’appuyer sur Melati autant que possible, mais quelle envie profonde avait-elle de ce film ? Quelle implication avait-elle envie d’y mettre ? Quelle passion ou quel appétit avait-elle pour « l’autre » ?

Melati Wijsen est le personnage central du film : à l’image, c’est elle qui va à la rencontre des acteurs du changement, en Ouganda, au Brésil, au Malawi… Y avait-il le risque d’en faire une héroïne de cinéma ?

Melati, je l’adore, je la trouve remarquable, je suis très impressionnée par son engagement, sa force. Mais il y a quelque chose qui ne m’allait pas pour ce film, et pour l’histoire que je voulais saisir et laisser vivre : c’est le côté ultra-performant qu’elle peut avoir. En Asie, elle est vraiment la Greta Thunberg locale : elle est très habituée aux tournages, très habituée
à délivrer le même message, avec pas mal d’automatisme, beaucoup d’aisance face à la caméra.

C’est très impressionnant mais tout à fait contre-productif. Nous, on voulait chercher quelque chose qui est sous la surface – et Melati a une surface parfaite. Nous voulions quelque chose de bien plus fort. De non négociable. Mais voilà, à force d’entraînement et de reportages pour CNN, Melati était en train de perdre son âme d’enfant. Or c’est précisément ce que nous cherchions, c’est cette part de nous qui est à réveiller aujourd’hui, universelle et a-générationnelle.

Pour cela il fallait la faire sortir de sa zone de confort. Ça n’était pas simple car ça me mettait, moi, dans un questionnement du type : « Mais qui suis-je pour lui dire ce qu’il faut qu’elle fasse ou pas ? Qui suis-je pour lui dire qu’elle a la bonne ou la mauvaise attitude ? » Cette espèce de toute-puissance du réalisateur ou de la réalisatrice, c’est vraiment quelque chose dont je me méfie.

On a la caméra, on a les questions, on surprend les personnes qu’on interviewe : il y a un côté complètement totalitaire. Et en même temps, c’est un pur-sang, Melati, c’est un étalon : si vous lui mettez une muselière, elle s’en va. Or j’avais besoin d’elle : et je n’avais pas envie de me priver de cette interaction de « jeune à jeune » qui est la mécanique du film. Je ne voulais pas d’un film où l’adulte se penche dans un geste quasi condescendant.
Je ne voulais pas en faire des personnages de théâtre ou de cirque. Je voulais les écouter.

Les voir s’entendre et s’organiser. Se surprendre et s’ouvrir. Et leur donner toute la place à un moment où seuls les mêmes experts, issus du même moule et rabâchant les mêmes idées depuis des décennies, ont droit de cité. Les solutions, le génie sont partout. Pour peu qu’on y paie attention. Considération.

À l’arrivée, en visionnant le film, on la découvre très juste, très humaine, et on ressent une grande harmonie entre vous, l’une devant la caméra, l’autre derrière.

Ça, c’est la grâce du tournage, et notamment de ce premier tournage au Liban. Melati n’était jamais allée dans un pays en guerre, elle avait 18 ans, et la voilà projetée à des milliers de kilomètres de chez elle à Bali où tout le monde semble parfaitement apaisé et occupé à la beauté du monde et à la sienne. Or, Beyrouth, c’est une poudrière. J’étais très émue de la voir arriver à l’aéroport, avec son petit sac, ça c’était un engagement dingue. Melati est une grande aventurière en fait – elle a grandi sur un bateau, cela doit aider.

Mais quand même, ce pays nous explose à la figure. C’est le bazar, le chaos, il y a des policiers partout pour des contrôles. Melati hallucine, scotchée à la vitre du camion qui nous transporte. Mais de l’extérieur, elle assure, professionnelle, disponible, en mode « Je suis prête. Voyons ce qui se passe.

J’ai changé la loi dans mon pays, je connais tout sur tout sur le plastique, je suis activiste depuis 6 ans, je n’ai peur de rien ». Et puis on a rendez-vous avec Mohamad, et il y a un énorme incident tout de suite. Notre personnage, qui a trouvé asile en Suède, doit nous rejoindre pour démarrer le tournage, et en fait à l’aéroport en Suède, il se voit refuser l’accès à l’avion car il est interdit de territoire au Liban. Pour notre tournage, c’est une énorme tuile.

Nous apprenons à Melati que Mohamad ne vient pas. Qu’elle sera seule pour ce tournage dans ce pays qu’elle ne connait pas. Que Mohamad n’est pas libre de ses déplacements parce qu’il n’a pas le bon passeport. C’est un cœur d’ange cette jeune fille, et bien sûr elle explose en larmes, et bien sûr elle se prend dans la figure toute la violence et toute l’horreur, toute l’injustice, toutes les difficultés et l’absurde du statut de réfugié.

Finalement, Dorothée Martin, qui m’a secondée pour les tournages, réussit l’exploit de faire monter Mohamad dans un avion. Lui prend un risque fou pour venir nous raconter son histoire, qui est énorme : Mohamad est un jeune type qui a fui la guerre en Syrie, atterri à la frontière libano-syrienne, s’ennuie à mourir, et pour ne pas sombrer, construit, à l’âge de douze ans, une école pour les enfants des camps, comme lui. Aujourd’hui, 200 enfants s’y rendent chaque jour. Mohamad s’occupe de l’école à distance, de Suède, loin de sa maman, de sa sœur, parce que tout le monde a trouvé refuge dans des endroits différents sur la planète. Et il nous raconte ça sans aucun pathos, avec un aplomb et une fierté incroyables.

Et en même temps, dès qu’il arrête de parler, vous voyez la mort sur son visage. Melati a ressenti ça aussi… En fait, Mohamad a placé la barre tellement haut que Melati a tout de suite compris qu’elle gagnerait beaucoup à tomber l’armure et à se laisser surprendre. Que le film était une aventure bien sûr pour nous, mais aussi pour elle. Il fallait laisser l’ego, tout ce que l’on savait, ou pensait savoir, à la porte

La plupart de vos livres et de vos films ont eu pour sujet des personnages qui se battent contre plus fort qu’eux. C’est conscient, chez vous ?
C’est un désir profond d’aller à la rencontre de personnes courageuses, oui. Je les cherche, en fait. Les personnes qui doutent, dénoncent et surtout font, me rassurent et m’aident à vivre. C’est pour cela que mon travail consiste essentiellement à partager leurs combats et histoires.

J’espère intimement que les gens seront touchés à leur tour et que les choses changeront. Mais jusque là, je me suis toujours heurtée à une forme d’indifférence, de so what. En filmant Edward Snowden à Moscou, au-delà du cadeau de ses mots et du miracle de cette rencontre, j’avais l’impression d’aller au bout de ce que je pouvais faire, comme l’histoire ultime. Et cela n’a strictement rien changé. Les gens, les adultes auxquels ce documentaire pour Arte était destiné m’ont dit : « Bien sûr, c’est un géant, mais qu’est-ce que tu veux que je fasse moi, je ne suis pas Snowden, moi ? »

Alors j’ai repensé à mon émotion en découvrant Melati et sa soeur Isabel, toute cette lucidité et sagesse encapsulées dans le corps de deux toutes jeunes filles ; j’ai pensé aux questions de mon fils, qui me hantaient : qu’est-ce que je dois faire pour ne pas mourir moi ? J’ai compris que précisément, la part d’enfance était ce qu’il y avait de plus magique en nous. Cette part qu’ont tous les activistes et lanceurs d’alerte de tous âges, d’ailleurs.

Ce sens de la justice qui te meut, te fait sortir de tes gonds et descendre dans la rue. Alors, on n’est pas tous Edward Snowden, mais on a tous été des enfants.

Et puis, j’avais l’intuition qu’il y avait dans la génération qui arrive quelque chose en plus qui est lié à une forme d’urgence absolue. Dès ce premier tournage, je savais que ça serait ça. Il y avait le côté ligne de crête, le côté ligne de front. Avec sur cette ligne, la meilleure part de nous-même : celle qui ne renonce pas. C’est une question de rapport au monde et à nouveau à la justice, à cette part de nous qui n’abdique pas devant le confort et le regard des autres. Mohamad, quand on l’a filmé, n’avait « que » 18 ans.

Idem pour la plupart des personnages du film. En fait, je me suis retrouvée face à des très grandes personnes. Il y a quelque chose dans leur regard à tous qui est d’une grande gravité, mais aussi d’une profonde sagesse.

Un mois après le Liban, vous partiez au Malawi, puis dans la foulée aux États-Unis, en Grèce, au Brésil, en Ouganda… Nous ne pouvons pas rentrer dans le détail de tous ces tournages, mais pouvez-vous nous parler de moments particulièrement marquants ?

L’une de mes principales fiertés, c’est que les deux voyages au Malawi puis plus tard en Ouganda nous ont permis de mettre dans la lumière deux femmes africaines absolument incroyables. Et le film montre bien, je crois, que ce sont les femmes qui sauveront ce continent…

Memory, que nous avons rencontrée au Malawi, a 22 ans aujourd’hui. Elle nous a raconté une histoire, la sienne : avoir refusé, à l’âge de la puberté, de souscrire à un rite de passage commun à la plupart des filles du Malawi, un séjour forcé dans un camp d’initiation dans lequel les filles se rendent, poussées par la communauté, le village et les mamans. Comme c’est leurs premières règles, on les prépare pour… la suite : à savoir ce qu’il faut faire quand elles sont femme et mère.

En guise d’apprentissage, le dernier soir, un homme payé par la communauté viole toutes les filles du camp d’initiation. Dévastées, parfois enceintes dès l’âge de onze ans, les filles abandonnent l’école, transmettent sans questionner ce même rite.

On est dans l’horreur de ce que peut être une tradition, la façon dont elle condamne une personne mais aussi tout un peuple : privées d’éducation, les femmes – soit a minima, la moitié de la population, n’ont aucune chance de sortir de la pauvreté. La tradition crée ce que les économistes appellent une trappe à pauvreté. Un endroit dont par essence, réduite à la soumission la plus extrême, vous ne sortirez jamais. Or, Memory a refusé d’aller dans ce camp et a osé défier la tradition. Cela l’a mise sur un chemin extraordinaire et monstrueusement difficile.

C’est une histoire d’engagement presque parfaite : vous vous engagez car vous êtes touchée dans votre chair : comme Memory, vous résistez pour vous-même, vous sauvez votre peau, et ensuite, celles des autres, qui se liguent à vous. Ça fait boule de neige, vous êtes repérée par des adultes ou des associations, qui militent pour la même chose, mais parce que vous arrivez avec une énergie particulière ou une histoire supplémentaire à raconter, parce que vous incarnez ce combat, ça donne une force incroyable à d’autres.

Et vous vous retrouvez à changer la constitution – ce que Memory a fait, à faire bouger tout un pays. Ce qu’elle raconte, c’est une énorme histoire de sororité. Et une vérité : on n’agit jamais seule. Ici, c’est un combat de femmes, aidées par d’autres femmes, qui à un moment, convainquent des hommes qu’il faut changer les choses.

« Je parle à 10 filles, et sur ces 10 filles, il y en a 8 qui vont en parler à 10 filles de plus… », et c’est une espèce de chaîne de transformation qui passe à chaque fois par une personne. Pour Melati, la puissance de ce mouvement porté par des femmes a été un énorme choc

Comment avez-vous appréhendé les retards et attentes liés à la pandémie mondiale ?

Ironie du sort : cette pandémie est une manifestation des multiples dysfonctionnements qui sont au cœur du film. D’une certaine manière, nous nous sommes retrouvés face à un épisode de plus à vivre, un épisode intime qui finira par transformer le film. Cette question du temps, devenue si centrale et tangible, nous a révélé dans notre position d’équilibriste et nous a forcé à l’humilité.

Le déclenchement de tout, c’est Melati qui me dit au printemps 2016, alors qu’elle a tout juste 16 ans et que je la filme pour Arte : « On n’a plus le temps pour changer, pour convaincre, pour réparer, pour survivre, etc. » Alors un an plus tard, quand je lui présente le concept de BIGGER THAN US et lui dis que j’aimerais le tourner avec elle, elle me met une pression très forte pour que ça aille vite. Je comprends son empressement, mais il m’agace aussi. Mais je me cale sur son rythme. Je me dis : « Il doit y avoir quelque chose, cette urgence a du bon ».

Et effectivement, on démarre vite. On prépare, on développe, on trouve les financements, on lance l’enquête. C’est ce qui prend le plus de temps. Puis on tourne dans dix pays en sept mois, avec l’impression d’être embarqués dans une folle aventure. On se cale un calendrier d’enfer : pour chaque tournage, on ne passe que dix jours sur place, puis à peine rentrés, on raconte ce qu’on a vécu à un public qui vient assister à des restitutions gratuites.

On sent qu’il faut tout de suite réinjecter la matière, qu’on n’a pas le temps d’attendre la fin du tournage pour commencer à partager ce qu’on a vu. C’est chouette, et même vital. L’équipe comme moi apprenons beaucoup de ces restitutions publiques, qui, au montage, vont beaucoup nous aider.

Et là, donc, énorme coup de frein…
Oui, quelque chose de « plus grand que nous »… Plus grand que le film et que notre désir d’aller vite. Pour Melati, pour moi, pour les producteurs, il va falloir gérer cette attente. Au début, ça n’est pas du tout une catastrophe. On a tourné très vite, mais on a surtout beaucoup tourné. Moi, c’est mon premier film de cinéma, et je ne vais pas lui rendre justice en donnant des instructions de montage à distance à une équipe que je vais voir entre deux trains et deux sandwichs, ça n’est pas possible.

Moi qui ai toujours voyagé, qui passe mon temps entre deux maisons, deux villes, Lyon et Paris, je ne peux plus bouger. Il se passe quelque chose en moi – j’ai un peu honte de le dire – qui est de l’ordre d’une très grande chance. En premier lieu pour ma vie personnelle : il faut enfin que je m’arrête, que je considère mieux les personnes qui sont autour de moi, et ce film, il faut lui aussi que je le considère.

Donc ce que nous dit cette crise sanitaire, c’est que si on veut aller trop vite, passer en force, en rigidité, on se casse la figure. Personne ne peut battre le temps. Il faut faire avec. S’incliner

Dans le film, on sent que le travail et l’engagement total de Mary, sur l’île de Lesbos, en Grèce, vous ont également bouleversées l’une et l’autre.
Mary, c’est une jeune Britannique de 22 ans qui s’occupe de secours en mer de migrants, au large de Lesbos. Elle est emblématique de cette jeunesse européenne qui, par idéal, a décidé de sauver des vies plutôt que de prendre un café et manger du poulpe en terrasse, en faisant semblant d’ignorer ce qui se passe dans la crique à quelques centaines de mètres de là. Or c’est ça Lesbos aujourd’hui. Son organisation accueille pléthore de jeunes chaque année. Et souvent, la grande question pour ces jeunes, c’est : « Comment je retourne dans la vraie vie après avoir vécu ce que j’ai vécu ici ? »

Voilà l’un des aspects passionnants révélés au tournage, cette sorte de décalage troublant entre une jeunesse occidentale qu’on pourrait qualifier de « désactivée », versus cette jeunesse-là, totalement dans la vie, totalement engagée. Et d’ailleurs, Mohamad, au Liban, nous en a parlé avec des mots très forts, de même que Xiuhtezcatl, ce garçon de 18 ans que nous sommes allés rencontrer au Colorado.

Je crois que l’enjeu aujourd’hui de la jeunesse, c’est d’avoir envie de vivre, de s’accomplir, de partager les valeurs et les rêves d’un groupe. Sa tribu. Et vivre, ce n’est pas une vie sous perfusion, comme on a trop souvent en Europe, une vie sous perf’ des écrans, des stimuli extérieurs, des baskets à acheter, cette espèce d’éblouissement qu’on a construit autour des ados, comme des compensations, comme des doudous… Je pense qu’il y a autre chose à leur raconter, et c’est pour ça que j’ai fait ce film.

Mon rêve le plus fou, c’est que ce film donne envie, à mes enfants, aux copains de mes enfants – et au-delà par cercles concentriques, à un maximum d’enfants ; mais pas que -, de devenir comme Mohamad, comme Memory, comme Melati, comme René, comme Winnie ou Xiuhtezcatl : ancrés dans, avec, pour la vie.

De faire partie de cette génération qui se lève pour réparer le monde non pas par peur ni par culpabilité, mais parce qu’ils y trouvent la joie et la liberté. Et je ne m’attendais pas à cela. Il y a cette phrase du Baghavad Gita : « Je m’accomplis parce que j’accomplis ». Chacun des membres de l’équipe du film a été transformé par cela. Melati aussi. Nous sommes allés parfois au bout du monde, dans des endroits dévastés par les guerres, la faim, la peur, la haine.

Et ce que nous avons trouvé, ce sont des personnes ultra vivantes qui, sans nous donner la moindre leçon, nous ont dit comment vivre. Ces personnages du film sont en avance sur nous. J’ai enfin beaucoup de réponses à la question de mon fils.

Propos recueillis par Emmanuel Tellier

ENTRETIEN AVEC MELATI WIJSEN, ACTIVISTE

Quelle image de Flore Vasseur vous vient immédiatement à l’esprit lorsque vous pensez à elle et votre relation ?

En rencontrant Flore pour la première fois, j’ai eu le sentiment de parler à une personne que je connaissais déjà : l’entente a été immédiate, tout m’a paru simple, évident. En avril 2016, Flore avait fait le voyage jusqu’à Bali pour réaliser un documentaire consacré au combat pour l’interdiction des sacs plastique que je menais avec ma sœur, et à cette époque, des équipes de tournage, nous en rencontrions quasiment toutes les semaines. Mais ce tournage-là avait une saveur particulière : pour Flore, il ne s’agissait clairement pas d’un travail comme un autre.

C’était beaucoup plus, et de manière générale, tout ce qu’elle entreprend est « beaucoup plus ». Il y a quelque chose de l’ordre du combat dans sa façon d’avancer. Je devais avoir 15 ans lors de cette première rencontre qui m’a énormément marquée.

En quoi et comment ce sentiment de « proximité » immédiate entre vous deux a-t-il été déterminant pour la suite de l’aventure ?

Dès cette première fois à Bali, je me suis aperçue que Flore et moi continuions à discuter bien après le tournage, hors caméra, alors même que nous venions de passer deux heures devant la caméra. Dans la rue, au café, nous n’arrêtions jamais, nous avions tant de sujets sur lesquels échanger. C’est cette avalanche de paroles croisées qui m’a laissé penser que nous allions devenir très amies.

Flore est habitée par une obsession : permettre à votre voix d’être entendue, et entendue fidèlement. Lorsqu’elle interviewe une personne, elle prend beaucoup de temps, revient plusieurs fois sur des points dont vous ne saisissez pas forcément l’importance, s’assure que vous avez vraiment pu vous exprimer comme vous le souhaitiez. Pour décrire sa présence face à la personne qu’elle questionne, je parlerais d’« active listening », une écoute active.

Son art d’écouter et ses attentes vous poussent à être meilleur face à elle. C’est d’autant plus galvanisant que nous ne sommes pas de la même génération. Que Flore mette autant d’énergie à aller capter la parole de jeunes activistes partout sur cette planète est, pour la
personne de 20 ans que je suis, quelque chose de très émouvant

Vous n’étiez pas habituée à cette qualité d’écoute ?

Lorsque le premier tournage pour BIGGER THAN US a eu lieu, au printemps 2019, j’étais en pleine période de découragement, de frustration, et sans doute en proie à une forme de burn out. Il s’était passé deux années depuis notre première rencontre, et cette période d’investissement militant total m’avait laissé exsangue. Et d’autant plus que, dans ma lutte pour l’interdiction des plastiques en Indonésie, j’avais le sentiment que les choses n’avançaient pas assez vite…

En me proposant de m’embarquer dans BIGGER THAN US, Flore a réveillé quelque chose en moi, elle m’a redonné la foi et l’énergie. Le tournage du film et tous ces déplacements à l’autre bout du monde sont venus répondre à un sentiment de solitude que je sentais grandir en moi. D’un coup, il ne s’agissait plus seulement de moi, de mes frustrations, mon impatience, ma fatigue, mais bel et bien de quelque chose d’universel, un élan collectif, quelque chose à fabriquer ensemble, à raconter ensemble.

Le propos du film comme son titre sont d’ailleurs très clairs : il s’agit, pour chaque intervenant, de s’inscrire dans quelque chose « de plus grand »…
Exactement. Le film est plus grand que nous, il nous dépasse, il fait partie d’un mouvement.

Je garde le souvenir de quelques moments, pendant les tournages, où je me mettais en retrait, par exemple à l’occasion d’une pause repas. À distance, j’observais Flore, l’équipe de techniciens, et puis aussi ces jeunes gens remarquables que sont Winnie, Rene, Xiuhtezcatl, les « personnages » du film. Et alors je me disais, un peu déstabilisée : pourquoi moi ? Pourquoi suis-je là ? Que suis-je censée faire parmi toutes ces personnes ? Or la réponse était simple et me ramenait à beaucoup de modestie : je devais juste rester concentrée sur « the bigger picture », c’est à dire le projet humain de ce film, qui est un film choral, et ne jamais mettre d’ego dans ma façon de me positionner

Pendant les tournages, Flore et moi avons cheminé et progressé ensemble. Nous avons une relation très honnête et directe, rendue possible par un profond respect mutuel. Nous nous disons tout de manière archi franche, et nous avons même eu des prises de bec frontales.

Mais c’est une chance : peu de gens sont capables de faire ça, de rester aussi honnêtes dans la manière de se dire les choses, même dans une situation de désaccord. Nous avons deux fortes personnalités, mais qui se sont fondues dans ce projet et cet élan collectif plus grand que nous

En vous rendant dans chacun des pays où avaient lieu les tournages, votre état d’esprit était-il toujours le même ?

J’ai pris une énorme claque lors du premier tournage au Liban. J’avais de fortes attentes, et je sentais déjà, sans l’avoir rencontré, une grande complicité avec Mohamad. Or, juste après notre arrivée, nous avons appris que Mohamad était bloqué en Suède : on ne le laissait pas venir jusqu’au Liban en raison d’un problème de visa – problème qui s’est ensuite solutionné.

En réalisant que son statut de réfugié syrien l’empêchait de voyager aussi librement que moi, je me suis effondrée. J’avais fait des heures d’avion, j’étais sur place, heureuse, libre… et lui ne l’était pas. C’était un choc terrible. D’un coup, toutes ces questions de nationalité, de passeport, d’idendité m’ont sauté au visage, et cette expérience a fait exploser la petite bulle de confort dans laquelle je flottais… Finalement, nous avons pu tourner avec Mohamad, et j’ai trouvé en lui une sorte d’âme sœur. De retour vers Bali, je n’ai pas pu fermer l’œil dans l’avion, j’ai noirci des pages de carnets de notes – ce que j’ai également fait plus tard, en rentrant de chaque voyage.

Après cette première expérience au Liban, mon approche de ces voyages a changé. Dans l’avion vers le Brésil, l’Ouganda, la Grèce, j’ai toujours essayé de faire le vide. D’organiser mes pensées pour n’avoir aucune attente. Je lisais les notes et la documentation que la production m’avait données, mais vers la fin du vol, je fermais les yeux et laissais le vide et la sensation d’inconnu prendre toute la place.

Dans quel pays vous êtes-vous sentie le plus « loin de tout », loin de chez vous, loin de ce que vous connaissez ?

Au Malawi, en compagnie de Memory, qui est une jeune femme au courage sidérant dans un environnement où la voix des femmes est tellement minorée. Je crois que cette séquence dans le film montre bien mon admiration et mon émotion pour ce qu’elle fait. Elle dégage beaucoup de puissance. J’ai souvenir d’un trajet en voiture avec elle, en route pour le parlement du Malawi. Comme elle portait des talons pour l’occasion, elle les a retirés et a conduit les pieds nus. Ce simple petit moment m’a tellement marquée…

Dans un autre registre, la rencontre avec Mary, cette jeune Anglaise qui porte secours aux migrants sur l’île de Lesbos, m’a également transformée. Elle est la personne la plus tournée vers les autres que je connaisse, l’égoïsme est une notion qui lui est totalement étrangère, et cela m’a fait grandir. J’ai appris tellement pendant ces voyages : étape par étape, je me suis laissé gagner par des sujets que je n’avais pas eu le temps d’appréhender dans ma vie, la question des migrations, l’accès à l’éducation, le combat pour l’émancipation des femmes, l’alimentation, la grande pauvreté…

En plus d’une connaissance désormais plus intime de ces sujets cruciaux, universels, qui y sont abordés, que vous aura apporté le film ?

Il a fait renaître en moi le sens du dialogue profond, la rencontre au sens le plus humain, le plus complet. J’ai reçu une éducation où ces valeurs étaient centrales : prendre le temps d’aller vers l’autre, prendre le temps d’écouter quelqu’un qui n’a pas le même vécu que vous. Mais cet appétit de connaissance s’est un peu estompé à mesure que mon travail d’activiste en Indonésie prenait toute la place. Au risque de faire les choses de manière un peu mécanique…

Le film m’a ramenée à ça, à ce plaisir et cette nécessité. BIGGER THAN US a un impact sur moi tous les jours. La pandémie aurait pu nous contraindre à nous cloîtrer, nous replier, mais avec Youthtopia, l’organisation au sein de laquelle je milite en Indonésie, nous avons fait exactement l’inverse, multipliant les espaces de parole, les séminaires en ligne, les conférences via écrans. Ce n’est évidemment pas idéal, mais ça permet quand même d’avancer

A quel moment le film sera-t-il succès à vos yeux ?

Il sera un succès si nous constatons que les gens qui le voient se sentent investis d’un pouvoir.
S’ils se disent qu’eux aussi, ils peuvent agir, qu’ils ont un rôle à jouer, même modeste, et qu’il ne tient qu’à eux de se mettre en mouvement. Le film dit ça, il nous dit que chaque personne devrait s’inspirer de ces jeunes gens pleins de vie et de courage que Flore et son équipe sont allés rencontrer. Ces garçons et filles sur qui la peur ne semble pas avoir de prise se sont mis en mouvement très jeunes, parce qu’ils savent que le temps est compté. J’espère qu’ils seront sources d’inspiration pour le plus grand nombre.

FLORE VASSEUR

Entrepreneur à New York à 24 ans, Flore Vasseur vit la bulle Internet, le 11 Septembre et un système capitaliste qui craquèle de toute part. Depuis, elle écrit des livres, des articles, des documentaires pour comprendre la fin d’un monde et l’émergence d’un autre.

Avec ses quatre romans d’une effrayante lucidité, elle s’attaque à l’emprise de la finance et à la folie d’un monde assis sur la technologie. Elle interroge notre rapport au pouvoir, l’élite en mode panique et pose la question : qui gouverne ?

A côté de cette démarche de décryptage et parfois de dénonciation, elle entreprend un travail au long cours sur la piste des défenseurs des droits et des lanceurs d’alerte. A Moscou, elle réalise MEETING SNOWDEN autour de l’ancien contractant de la NSA. Son dernier livre, CE QU’IL RESTE DE NOS RÊVES, est un roman enquête sur l’histoire méconnue et réelle d’Aaron Swartz, enfant prodige du code qui nous voulait libre, persécuté par l’administration Obama.

Suite logique de ses quinze années d’enquête et d’écriture, BIGGER THAN US est son premier film documentaire de cinéma. Au fond, son travail porte sur la question du libre arbitre, de l’engagement et du courage. L’envie de vivre et d’être digne

INTENTIONS DE PRODUCTION

DENIS CAROT
J’ai fondé Elzévir Films en 1993 avec mon associée Marie Masmonteil. Depuis, nous avons produit plus de 50 films pour le cinéma et la télévision, tels que Va, vis et deviens (Radu Mihaileanu, 2005), Home (Yann Arthus-Bertrand, 2009), La source des femmes (Radu Mihaileanu, 2011), Tous au Larzac (Christian Rouaud, 2011), Party girl (Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis, 2014), etc. Nombre de ces productions ont un caractère engagé sur des problématiques environnementales ou sociales. Prendre part à l’aventure Bigger than us en tant que producteur était donc pour moi une évidence : lorsque j’ai découvert comment Melati et d’autres jeunes activistes ont réussi à faire bouger les lignes, chacun dans leur communauté ou leur pays, j’ai décidé de mettre toute ma passion et mon savoir-faire au service de ce projet afin qu’il ait le plus grand retentissement possible.

MARION COTILLARD
Depuis plus de vingt ans, je suis engagée pour des causes environnementales et sociales, cherchant toujours à sensibiliser pour créer un monde plus équitable. En devenant maman, j’ai tout de suite senti que mes enfants avaient beaucoup à m’apprendre. Leur génération choisit la vie et la dignité. Et elle nous montre le chemin. C’est pour cela que j’ai décidé de produire ce film, et d’aider Flore à nous raconter le combat de Melati et de tous ces jeunes activistes bien décidés à changer la donne.

LISTE ARTISTIQUE

MELATI WIJSEN
MOHAMAD AL JOUNDE
MEMORY BANDA
RENE SILVA
XIUHTEZCATL MARTINEZ
MARY FINN
WINNIE TUSHABE

LISTE TECHNIQUE

RÉALISATRICE FLORE VASSEUR
ÉCRIT PAR FLORE VASSEUR et MELATI WIJSEN
MUSIQUE ORIGINALE RÉMI BOUBAL
1ÈRE ASSISTANTE RÉALISATRICE DOROTHÉE MARTIN
2ÈME ASSISTANTE RÉALISATRICE ANOUK AFLALO DORE
IMAGE CHRISTOPHE OFFENSTEIN, TESS BARTHES
SON JEAN-LUC AUDY, FANNY WEINZAEPFLEN
CHEFFE MONTEUSE AURÉLIE JOURDAN
ASSISTANTE MONTEUSE SARAH SITRUK
CHEF MONTEUR SON BENJAMIN ROSIER
MIXEUSE FANNY WEINZAEPFLEN
ETALONNAGE RICHARD DEUSY
DIRECTRICE DE PRODUCTION RIITA DJIME
PRODUCTION DÉLÉGUÉE DENIS CAROT elzévir films
FLORE VASSEUR big mother productions
COPRODUCTION MARION COTILLARD all you need is prod
FRANCE 2 CINÉMA
PRODUCTRICE.TEUR ASSOCIÉ.E.S MARIE MASMONTEIL
LUDOVIC DARDENAY

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